Affaire des individus en «Tawaf» à Touba: Les six personnes en garde à vue seront déférées ce lundi




En garde à vue à la police de Touba, pour rassemblement illégal, profanation d’un lieu de culte, charlatanisme, six personnes dont Habib D, le leader des individus rassemblés vendredi, après-midi, autour de la mosquée de Touba, seront déférées devant le procureur, ce lundi. L’après-midi du vendredi a vu la cité religieuse de Touba, recevoir des individus tout de blanc vêtus, scandant des «Allah Wahidoun». Interpellés par les éléments de la «Dahira Moukhadimatoul Khidma», en charge de la gestion et de la surveillance de la grande mosquée et des lieux de culte, ils ont déclaré leur volonté de faire une «ziarra» sous forme de «Tawaf», une pratique que les musulmans ne font qu’à la Mecque et qui consiste à tourner 7 fois autour de la mosquée.

Informé par Serigne Fallou Mbacké, un des membres de la «Dahira Moukhadimatoul Khidma», ces hommes en blancs ont insisté pour accomplir l’objet de leur venue à Touba. Face à cette obstination, les éléments de la «dahira» de l’avis de Matar Kane le porte-parole, ont résistés occasionnant des échauffourées, qui ont occasionnés trois blessés dans les rangs des visiteurs. N’eut été l’intervention de la police, l’issue des bagarres aurait pu être fatale. La police a ainsi interpellé six personnes parmi les visiteurs dont le leader du groupe et son garde du corps. Ces derniers sont depuis ce vendredi en garde à vue au commissariat de l’hôtel de police de Touba. Cette situation a poussé les responsables de la grande mosquée de Touba, à interpeller Serigne Modou Kara Mbacké, dont ces individus se réclameraient. Le chef religieux a fait savoir que ces derniers ne sont pas ses disciples et qu’il ne les connaît même pas.

Des informations recueillis de sources proche du dossier révèlent que Habib D, le leader des visiteurs, serait un guérisseur, et habite le quartier Scat-Urbam à Dakar et que son acte serait motivé par une volonté de «débarrasser le pays de la pandémie du coronavirus». En attendant la réaction officielle des autorités de Touba, la justice s’est emparée du dossier




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