Gracié lors de la Korité, le nouveau délit très choquant d’Alioune Badara Niakasso




Alioune Badara Niakasso est vraiment dépourvu de vergogne. Ayant bénéficié de la grâce présidentielle lors de la dernière fête de “korité”, il n’a pas saisi cette chance qui est le point de mire de tous les détenus qui croupissent en taule. En effet, il a aussitôt renoué avec ses habitudes délictuelles en agressant, de connivence avec son ami, une coiffeuse. Ils ont été condamnés à des peines allant de 3 à 4 ans.

Au lieu d’aller travailler et gagner leur vie à la sueur de leur front, Alioune Badara Niakasso et Mouhamed Diouf préfèrent la facilité. Malheureusement, ce raccourci les a conduits dans un sale pétrin. Hier, ils sont condamnés respectivement à des peines d’emprisonnement ferme de 4 ans et de 3 ans par le tribunal des flagrants délits de Pikine.

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Ils ont été jugés pour association de malfaiteurs et vol avec violence avec une incapacité temporaire de plus de 17 jours. Les faits pour lesquels ils ont comparu remontent à la veille de la fête de Korité. En effet, il est ressorti des débats d’audience que ce jour-là, les prévenus avaient jeté leur dévolu sur la coiffeuse Salimata Diouldé Hanne.

Ayant déjà préparé leur machination, ils sont restés toute la journée sur les parages de l’atelier où ils ont trimballé à longueur de journée. Le soir, la victime qui venait de finir son service a été aussitôt suivie par les deux acolytes.

En cours de route, ils l’interpellent et la contraignent à leur donner son téléphone portable et la pochette qu’elle détenait. Prise de panique, la pauvre dame qui endossait son bébé marchait à grandes enjambées. Après l’avoir abreuvée d’injures, Alioune lui a administré un coup de machette à la main pour la dépouiller de ses biens.

Après leur forfait, ils ont pris leurs jambes à leurs cous. Heureusement qu’ils ont été reconnus par un habitant du quartier qui les a aussitôt dénoncés. Ils ont été arrêtés nuitamment chez Mouhamed Diouf en compagnie de leur ami Mouhamed Ndoye. Face au juge des flagrants délits de Pikine, hier, les prévenus ont réfuté les faits.

Toutes les accusations de la plaignante ont été balayées d’un revers de main. À les en croire, tout ce qu’a dit la dame Salimata D. Hanne n’est que pure mensonge. Mais cette dernière persiste dans ses accusations.

«C’est Niakasso qui m’a donné le coup de machette sur l’avant-bras gauche alors que j’avais mon enfant au dos. Ils m’ont poursuivie, insultée et forcée à leur donner mon téléphone portable et ma pochette qui contenait 23.000 francs. Je les reconnais très bien. Mais Mouhamed Ndoye ne faisait pas partie de l’agression », narre la partie civile qui réclame la somme de 250.000 en guise de dommage et intérêt.

Prenant la parole pour ses réquisitoires, le substitut du parquet a demandé que Mouhamed Ndoye soit relaxé. Quant à Alioune Badara Niakasso et Mouhamed Diouf, contre eux, il a requis respectivement des peines de 5 ans et de 3 ans ferme.

L’avocat qui assurait la défense des prévenus a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. Car, estime-t-il, « c’est une semaine après les faits qu’ils ont été cueillis dans une chambre où ils dormaient. On n’a pas demandé de renseignements précis par rapport à la personne incriminée. Ils n’ont pas été pris sur les faits. Le droit pénal c’est le droit de la certitude.»

Le tribunal, après délibéré, a relaxé le sieur Mouhamed Ndoye tandis que ses coprévenus, Alioune Badara Niakasso et Mouhamed Diouf, ont été condamnés respectivement à des peines fermes de 4 ans et de 3 ans.

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