“Achat” de vaccins Sinopharm ? Mamadou Lamine Diallo demande à Macky la publication du contrat d’acquisition




Dans le cadre du débat économique qu’il entretient avec Macky Sall depuis 2016, le député Mamadou Lamine Diallo aborde, ce mardi, la question des vaccins chinois (Sinopharm) acquis par le Sénégal pour freiner la propagation de la Covid-19 sur son territoire.

” Le Président Macky Sall nous menace de donner les vaccins chinois à des pays africains, si nous refusons d’être vaccinés, sans doute dans un élan de panafricanisme naïf”, note d’emblée le député, qui formule deux questions.

“A qui appartiennent les vaccins ? Si les vaccins appartiennent à Macky Sall en personne, il est libre de les donner à qui il veut. Par contre, si les vaccins appartiennent à l’Etat du Sénégal, leur gestion est déterminée par les règles des finances publiques ; il ne peut pas les céder comme il veut”, rectifie MLD dans ses Ques-tekki du mardi.

“En tout état de cause, il faut publier le contrat d’acquisition du vaccin chinois comme le veut le code de transparence des finances publiques. On doit savoir si c’est celui de Pekin ou de Wuhan”, interpelle-t-il.

Avant de rappeler le ” fameux tweet qu’aurait retiré Abdoulaye Diouf Sarr, des doutes s’installent sur le vaccin chinois, dit-il. S’agit-il d’un don ou d’un achat ? Ce vaccin chinois est-il réservé à l’aristocratie BBY ou aux personnes âgés souffrant de comorbidités ?” interroge encore le parlementaire.

Qui explique : “S’agissant des vaccins, ils ont été fabriqués trop rapidement, même si on ne doute pas de la qualité scientifique des tests effectués. Ensuite, ils sont efficaces pour éviter les cas graves de la maladie, sauf le vaccin ARN Pfizer qui empêche en plus la contamination. Autrement dit, ceux qui sont susceptibles de développer des cas graves de la maladie, peuvent prendre un risque calculé d’être vaccinés. Selon les données disponibles jusqu’ici, ceux qui ont développé des cas graves ne dépassent pas 5% des contaminés. Voilà le fondement logique du scepticisme des populations, notamment des jeunes, sans oublier le manque de crédibilité du régime Macky Sall” écrit le président du mouvement Tekki.