Doudou Ka, police… Ousmane Sonko revient sur les incidents à Ziguinchor : « Ce qui s’est passé… »




Hier, des affrontements ont eu lieu à Ziguinchor, dans le célèbre et populeux quartier de Boucotte, entre militants de Ousmane Sonko et ceux de Doudou Ka. Ces incidents feront 4 blessés, transportés à l’hôpital.

Ce mardi 12 octobre, soit moins de 24 heures après les faits, Ousmane Sonko a organisé une conférence de presse pour évoquer cette affaire. Accusé par le camp de Doudou Ka, le leader de Pastef apporte sa version des faits.Sélectionné pour vous : Direct : Ousmane Sonko fait face à la presse après les incidents à Ziguinchor (vidéo)

« C’était une rencontre normale, je n’étais même pas avec des militants, mais seulement avec ma garde rapprochée. Je voulais simplement m’enquérir du commerce à Ziguinchor. On a commencé la réunion et on a entendu des brouhahas. Un élément de ma sécurité est arrivé et nous a dit que des éléments de Doudou Ka sont venus pour dire qu’ils vont déloger la réunion, parce qu’il n’est pas question que je vienne tenir une réunion dans son fief et en face de son domicile. Pour dire vrai, j’ai cru à une blague et on a continué la réunion », raconte d’abord Ousmane Sonko.

« Mais les bruits et la clameur ont continué à monter. Nous avons fermé les fenêtres puisque nous étions au 4e étage pour continuer la réunion. Puis, on est venu me dire qu’un garçon de la Jeunesse patriotique a été poignardé au cou et qu’il perdait du sang. J’ai demandé à ce qu’il soit rapidement évacué à l’hôpital le plus proche pour les premiers soins. Mais ils (les hommes de Doudou Ka) avaient quadrillé le quartier en bloquant la sortie en y garant une voiture. N’eut été le professionnalisme et le sang froid de mes hommes, il y aurait eu des morts d’homme. Après d’autres blessures s’en sont suivis, toujours de notre coté », a ajouté le leader de Pastef.

Sonko a également critiqué la police nationale, qui aurait fermé les yeux malgré les appels reçus. « Les commerçants ont, a un moment donné, appelé le commissaire, devant moi. Entre cet appel et la fin de la réunion, il s’est passé plusieurs heures de temps. C’est pourquoi je déplore l’attitude de la police nationale. Parce que cette police refuse d’être une police professionnelle. A la fin de la réunion, ma garde a dégagé la voie pour nous permettre de passer. Et au niveau de la route nationale, nous avons vu une fourgonnette de la police, qui n’est même pas entrée dans le quartier », déplore Ousmane Sonko durant sa conférence de presse.




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