Les élections locales, prévues ce 28 mars, sont de nouveau reportées. Les acteurs qui se sont rencontrés ce mercredi matin, à Dakar, n’ont pas trouvé un consensus sur une nouvelle date




La majorité présidentielle, l’opposition, les non-alignés, et la société civile se sont de nouveau réunis ce mercredi, pour discuter des dispositions nouvellement prises par le gouvernement dans le cadre du démarrage de l’évaluation du processus électoral. Au sortir de leur discussion, les acteurs ont déclaré que « le report des élections est irréversible ». La raison, ils n’ont pas trouvé de consensus sur une nouvelle date.

En effet, si du côté de l’opposition, l’on exige à ce que les élections se tiennent en 2021, du côté de la majorité, l’on estime que cela est impossible, soulignant qu’ il faut le respect du code électoral et des délais qui risquent de tenir les locales en 2022.

Dethié Faye, coordinateur des non-alignés, explique : « Il s’agissait de prendre connaissance des dispositions prises par le gouvernement pour le démarrage de l’évaluation du processus électoral. Et en suite de nous prononcer sur la situation qui prévaut. Il nous a été notifié que le décret prenant en charge cette évaluation a été signé par le président de la République. Et que donc les évaluateurs seront incessamment au Sénégal pour rencontrer le Comité de suivi pour nous permettre de partager avec eux sur la méthodologie et leur niveau de compréhension du cahier de charge qui leur avait été soumis. Ensuite nous avons à échanger sur la question des élections ».

« Sur la date prévue le 28 mars 2021, M. Faye de souligner que, des mesures idoines n’ont pas été précises pour permettre le respect de ce délai, avec la pandémie, mais aussi qu’il leur faut les conclusions de cet audit des experts pour pouvoir aller à des élections ».

Abdou Salam Bass, représentant du pôle de l’opposition, soutient qu’au mois de juin prochain, les élus locaux auront plus de deux ans de report et les maires seront dans l’illégalité. Pour lui, « il faut forcément organiser les élections en 2021. Car, soutient M. Bass, « le report des élections jusqu’en 2022, peut empiéter sur les législatives, et c’est aussi un report qui pourrait aussi impacter les élus locaux en terme d’élection ».

Le porte-parole de la majorité présidentielle n’est pas du même avis que les opposants. Cheikh Sarr, qui s’appuie sur le travail de planification fait par l’administration, déclare qu’ : « il faut 11 mois pour pouvoir organiser des élections dans les règles de l’art. Pour lui, aujourd’hui, on est en train de faire croire que c’est la majorité qui ne veut pas aller à des élections.

Non sans accuser les opposants d’être les seuls responsables de ces reports. « S’il n’y avait pas cette exigence de l’opposition d’un audit et d’une évaluation électorale, on aurait déjà organisé les élections locales depuis longtemps », peste-t-il.

Le seul point sur lequel les acteurs se sont mis d’accord ce mercredi, révèle M. Sarr, c’est bien que « le report des élections était irréversible ». Cependant, Il annonce que les conclusions de ce consensus vont être transmises au gouvernement aujourd’hui-même pour que les dispositions soient prises.

« Le consensus que nous avons, c’est que le report des élections est irréversible. Et nous allons transmettre au gouvernement aujourd’hui (mercredi) les conclusions de ce consensus pour que les dispositions soient prises. Maintenant, en ce qui concerne la date, il n’y a pas de consensus. Parce que nous pensons qu’il faut respecter le temps dévolu à chaque opération, et certains croient qu’il faut faire fi des dates », a-t-il fait savoir




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