L’opposition «déchire» le code électoral.




Les forces de l’opposition réunies autour du FRN, CRD, du M2D, de Jotna, de FDS/Les Guélewars et une bonne partie de la société civile disent niet au projet de loi portant Code électoral. Face à la presse hier, dimanche 12 juillet 2021, elles ont déchiré le projet de Code devant être voté ce lundi, à l’Assemblée nationale, et claqué la porte du dialogue politique. Avant d’accuser ouvertement le chef de l’Etat Macky Sall et de se déclarer prêtes à la confrontation.

L ’opposition sénégalaise est en guerre contre le nouveau Code électoral et a tenu à le faire savoir hier, dimanche, en conférence de presse. Réunie autour du FRN, du CRD, du M2D, de Jotna, de FDS/Les Guélewars et accompagnée d’une partie de la société civile, elle a dénoncé avec hargne la démarche du Président Macky Sall, via le nouveau code électoral, en l’accusant de ne pas respecter les termes du dialogue politique enclenché depuis 2019.

Ces forces de l’opposition ont considéré que le dialogue politique n’a rien donné de convaincant. Aussi ont-elles tenu à dire, par la voie de Thierno Alassane Sall de la République des valeurs que « Le président a lui-même saboté le travail qu’il a initié. Ce qu’il appelait la fin des magouilles politiques est toujours d’actualité. Avec cette loi sur le Code électoral qui va être votée demain (ce lundi-ndlr), Macky Sall vient de fermer les portes du dialogue et ouvre celles de la confrontation».

Face à cette déviation des acquis du dialogue politique par Macky Sall lui-même, l’opposition a tenu cependant à faire savoir qu’elle ne baissait les armes. Aussi compte-t-elle mettre en œuvre toutes les possibilités d’engager le combat pour la justice et la restauration de la démocratie. Selon Thierno Alassane Sall, porte-parole du jour, « Nous allons dépêcher des délégations pour discuter avec les chefs religieux et coutumiers, interpeller la société civile et les autres organisations pour engager la lutte. Ce dialogue est certes une perte de temps, mais nous appelle à découvrir un nouveau visage de Macky Sall ».

Un chef de l’Etat et patron de la majorité au pouvoir qui a maintenu le statu quo en refusant d’arbitrer sur les principaux points de blocage au niveau du dialogue politique. Lesquels étaient au nombre de cinq : le montant de la caution pour les candidats, la question liée au bulletin unique, les cas de Karim Wade et de Khalifa Sall, mais également le consensus sur la désignation de la personne indépendante pour la supervision des élections. Qui plus est, selon l’opposition, Macky Sall est en train d’édicter un nouveau code en total déphasage avec les attentes des acteurs du dialogue. Autant dire que la loi électorale devant être votée ce lundi est partie pour cristalliser le bras de fer pouvoir-opposition.




Be the first to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published.