L’OPPOSITION RÉCLAME UNE MESURE TRANSITOIRE POUR LES PRIMO-VOTANTS




Le Front de résistance nationale (FRN, opposition) monte au créneau suite à la publication du décret N°2021-976 du 26 juillet 2021, portant révision exceptionnelle des listes électorales en vue des élections départementales et municipales du 23 Janvier 2022.

Dans une déclaration reçue à Emedia, Moctar Sourang, coordonnateur du FRN, et ses camarades posent leurs conditions, réclamant une “mesure transitoire exceptionnelle”. Pour eux, il s’agit de permettre “aux primo-votants de pouvoir s’inscrire sur les listes électorales avec un extrait de naissance et un certificat de résidence.”

“Considérant que la loi N°2021-35 portant code électoral en son article L38 stipule que « La commission administrative doit faire figurer sur la liste électorale les renseignements demandés par l’autorité en charge de l’établissement des listes électorales et susceptibles d’identifier l’électeur, notamment les prénoms, nom, date de naissance, filiation, ….etc. Pour justifier son identité, l’électeur présente sa carte d’identité biométrique CEDEAO » ; Considérant que ces dites cartes d’identité biométrique CEDEAO ne comportent pas de données électorales, donc ne sont pas couplées avec la carte d’électeur”, justifient-ils par ailleurs.

Ils soulignent que “depuis 2018, notre pays n’a pas connu de révision annuelle des listes électorales, ni de révision exceptionnelle, une situation qui a conduit à un doublement de l’effectif des primo-votants estimé aujourd’hui à plus de cinq cent mille (500.000) personnes Considérant qu’une carte d’identité biométrique coûte 5.000F, soit au moins un total de 2,5 milliards de F CFA, qui serait nécessaire pour éditer cinq cent mille (500.000) cartes d’identité biométrique CEDEAO ;

“La vigilance, la priorité des priorités”

Les opposants compte sur cette frange de la population qu’ils présentent comme une “masse critique, notamment les jeunes qui n’ont encore jamais voté” et “dont la décision électorale déterminera inéluctablement l’avenir prochain de notre cher Sénégal.”
S’adressant “à l’ensemble des partis politiques de l’Opposition, aux membres de la Société civile soucieux de l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques”, le FRN appelle aussi à la mise en place coordinations au niveau de chaque commune. Ce, “pour veiller à la régularité du déroulement des élections”, lors des prochaines locales prévues le 23 janvier 2022, “contre toute tentative de fraudes ou de manipulations.”

“La vigilance devra être au rendez-vous sur l’ensemble du territoire national avec la conjugaison des efforts de tous et de chacun. C’est cela la priorité des priorités, au-delà de toutes considérations de stratégies électorales”, préviennent ses membres.