Nervis, limogeage du général Jean-Baptiste Tine : Zator Mbaye flingue Sonko et s’explique





Lors de sa dernière sortie, vendredi dernier, le leader du Pastef/Les patriotes a déclaré qu’il y a un malaise au sein de la gendarmerie. Ce, suite au départ du haut-commandant de la Gendarmerie nationale, le général Jean-Baptiste Tine, remplacé à ce poste par l’ancien gouverneur du Palais, le général Moussa Fall.

«C’est une ‘sonkorie’ de plus, parce qu’il est très facile de taper comme ça sans maîtriser le fond de la question. Le président est la personne institutionnellement reconnue et habilitée à tous les postes civils et militaires. Il lui appartient de nommer quelqu’un. Le jour où il sentira le besoin de le rappeler à d’autres fonctions, il est libre de le faire. Je crois qu’il n’a pas besoin de s’expliquer», a rétorqué le secrétaire général des jeunes de Benno Bokk Yaakaar (BBY) et de l’Alliance des forces de progrès (AFP) à l’encontre d’Ousmane Sonko.

Zator Mbaye, invité de l’émission «Jury du dimanche», s’est aussi expliqué sur le débat relatif à la présence de nervis, lors de la tournée économique de Macky Sall dans le Nord et qui a été émaillé par des scènes de violence.

«Je n’ai pas vu de nervis»

«Je n’ai pas vu de nervis. J’ai vu la garde présidentielle composée d’éléments de la gendarmerie et de la police, qui sont dans le convoi du chef de l’Etat. C’est extrêmement grave de dire cela, parce que cela veut dire que nos forces de défense et de sécurité sont impuissantes», a-t-il soutenu.

A propos des milices, ce membre de l’AFP a fait savoir : «Je n’ai pas vu de milices dans la coalition où je milite. En tant que responsable à un niveau très élevé, je n’ai jamais été mis à contribution pour le recrutement de nervis. D’ailleurs, si c’était recommandé, je ne l’aurais pas fait, puisque ce n’est pas ma conviction. Cependant, il arrive souvent, dans les localités, dans le cadre d’une organisation, qu’on prenne les jeunes qui sont un peu plus musclés, pour assurer la sécurité. Voilà, c’est tout.»