Birame Souley, administrateur de PASTEF…”Ce que Samba Sall m’avait dit”




Samba Sall, le doyen des Juges n’est plus. Birame Souley Diop, administrateur de Pastef, qu’il avait placé sous mandat de dépôt le 23 février dernier, a levé le voile sur une partie de leur face à face. Il était l’invité du Grand jury de la Rfm.

“Le 23 février j’ai rencontré le doyen des Juges Samba Sall. S’il fallait reparler de ce qui s’est passé je dirais tout simplement que je n’avais pas à le rencontrer. Parce que sur la base d’accusations infondées j’ai été obligé, par Monsieur Bassirou Gueye, le grand procureur de la République, qui avait requis le mandat de dépôt contre nous-mêmes et Monsieur Abass Fall, de le rencontrer.

Nous avons rencontré Samba Sall qui, conformément au réquisitoire du procureur, nous avait placé sous mandat de dépôt. Donc Samba Sall, apparemment, n’y a été pour rien parce qu’après discussions, il nous a dit que c’était une requête du procureur qu’il ne peut rien faire contre.
Je suis moi-même un professionnel du Droit puisque j’ai obtenu un DEA en Droit des affaires à l’Ugb, je m’y connais un peu. Il avait la possibilité de faire autre chose, il a suivi le réquisitoire du procureur Monsieur Serigne Bassirou Gueye. Voilà ce que j’en ai retenu.

Nous avons eu des échanges sur le sujet, il m’a notifié les infractions qui étaient retenues contre moi ce jour-là même, parce que j’ai été entendu par la Dic le vendredi 19 pour des infractions différentes de celles qui m’ont été notifiées par le Juge Samba Sall, suivant le réquisitoire du procureur. Voilà ce que j’en retiens.

L’instruction a été claire, il savait ce qu’il devait faire. Il ne pouvait pas y couper. Moi j’étais là pour dire avec mes avocats que j’étais contre ce qui se passait, nous n’étions pas dans une démocratie, on s’en était limités là.

C’était la première fois que je l’avais rencontré et la dernière. Aujourd’hui il n’est plus de ce monde, on ne peut faire que présenter des condoléances à sa famille et prier pour que le Bon Dieu l’accueille au paradis et qu’il lui accorde sa grâce.”