Criminalité faunique: des peaux de léopard, des ivoires d’hippopotame et une arme de guerre saisis à Tamba




La brigade des parcs nationaux de Tambacounda, en collaboration avec le Commissariat central de police de de la ville et l’association Eagle-Senegal, a saisi des peaux de léopard, des ivoires d’hippopotame et une arme de guerre, au cours de 2 opérations menées, en janvier, dans le cadre de la lutte contre la criminalité faunique.

Après une première opération, le 26 janvier 2021, ayant permis l’interpellation de 2 présumés trafiquants de faune et la saisie d’une arme de guerre de type AK47 et des munitions, d’une peau de léopard fraîchement abattu, de 14 ivoires d’hippopotame, la même équipe composée des éléments de la brigade des parcs nationaux de Tambacounda, en collaboration avec le commissariat central de la région et l’appui de Eagle-Senegal, a remis le « couvert », le 28 janvier 2021 pour lutter contre le trafic de faune sauvage dans la zone, informe-t-on dans un communiqué de presse parvenu à Leseoleil.sn. Ladite équipe a ainsi interpellé un présumé trafiquant de faune, ancien ASP (Agent de sécurité de proximité), en flagrant délit de détention, circulation, commercialisation et importation illégale d’une peau de léopard, une espèce intégralement protégée au Sénégal et par la Convention sur les restrictions de Commercialisation internationale des espèces sauvages protégées (Cites), selon la même source.

Tous déférés devant le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Tambacounda, ils attendent d’être fixés sur leur sort. « Le trafic de faune sauvage, en plus d’être une calamité pour la préservation de certaines espèces de faune dans leur milieu naturel, est un vecteur majeur de transmission de zoonoses entre l’animal et l’homme (Covid-19, Grippe aviaire) et connaît des connexions dangereuses reconnues, comme le trafic d’armes, de drogue, les groupes terroristes », relève ledit communiqué de presse.

Celui-ci renseigne en outre qu’à la lumière de la situation actuelle de la Covid-19, au Sénégal, de l’instabilité sécuritaire et économique que la criminalité faunique engendre dans les pays africains, « il est nécessaire d’encourager et de soutenir les acteurs qui se sont lancés dans cette lutte sans merci au Sénégal », lit-on dans le communiqué