DOSSIER MOBILITE URBAINE A DAKAR – TER, BRT ET AUTOPONTS: Des projets pour améliorer la mobilité à Dakar, mais…




Afin de faciliter le déplacement des usagers dans la capitale sénégalaise, plusieurs projets sont initiés par l’Etat. Financés à coup de milliards, ils devront, à terme, contribuer à l’amélioration des déplacements des Dakarois. Pour le moment, alors que nombre de ces projets peinent à être achevés dans les délais, les déviations et autres restrictions sur les sites des travaux, entravent la mobilité des usagers.

Pour améliorer la mobilité à Dakar et sa banlieue, l’Etat a initié des projets d’infrastructures d’une grande envergure. Des autoponts sont construits sur les axes stratégiques, le Bus rapid transit (Brt), avec son tracé spécial desservira, à l’avenir, plusieurs quartiers de la capitale.

Le Train express régional (Ter), qui tarde à être sur les rails, devrait lui aussi jouer un rôle considérable dans le déplacement des Dakarois. Seulement, certains de ces projets dont les travaux ne sont pas encore achevés, causent de sérieux problèmes aux usagers et de mobilité. Les autoponts et ponts, au nombre total de 18 à Dakar et dans certaines villes de l’intérieur du pays, commencent à être une réalité qui est entrain de changer le visage de Dakar.

Yoff, Cité Keur Guorgui, SaintLazare et Pikine sont des infrastructures qui, en plus de faciliter la mobilité, offrent des ouvrages d’art et des espaces publiques salués par les Dakarois. Les autres en construction comme ceux de Castor et de Keur Massar sont pour le moment sources de problèmes, avec les difficultés notées dans la circulation des piétons et des automobiles. Pour un coût global d’environ 137 milliards de F Cfa, la durée d’exécution du programme est de 44 mois.

A terme, ces ouvrages d’art vont permettre d’améliorer la circulation des personnes et des biens à Dakar. La grande difficulté causée par les projets reste liée au Train express régional (Ter). Les habitants des zones traversées, dont certaines se sont retrouvées enclavées ou coupées en deux notamment Rufisque, Thiaroye-Gare, Guinaw-Rail, peinent à se mouvoir. Et pourtant, la livraison de l’infrastructure reste un mystère, pour ne pas dire une arlésienne. Plusieurs dates ont été données par les autorités sans qu’aucune ne soit pas la bonne.

Du démarrage suspendu aux essaies, à la construction des ouvrages connexes, le Ter tarde à se mettre sur les rails, malgré un délai largement dépassé et une première réception en grande pompe, le 14 janvier 2019, soit à environ un mois de la présidentielle du 24 février de la même année. Cette inauguration a eu lieu deux ans, jour pour jour, après le premier coup de pioche des travaux du premier tronçon de la ligne du Ter lancés le 14 janvier 2017.

Le président Macky Sall qui avait promis que le 14 janvier 2019, ils seraient de nouveau rassemblés pour son inauguration, malgré le scepticisme des réalisateurs, était pourtant ce jourlà dans un wagon qui a roulé sur 36 kilomètres entre Diamniadio et Dakar, pour le voyage inaugural, avec, à son bord, une délégation de ministres, de représentants des entreprises impliquées dans les travaux et de partenaires financiers. Plus de deux ans après, les wagons et locomotives sont toujours «confinés», recouverts de poussière, à la gare de Colobane.

Projet très controversé, le Ter, un des projets phares du Plan Sénégal émergent (Pse), a couté, selon les chiffres officiels, 656 milliards de F Cfa. Le Bus rapid transit (Brt) partira de la ville de Guédiawaye jusqu’au centre-ville (gare de Péterson). Le président de la République, Macky Sall, a lancé les travaux, le 28 octobre 2019. Plusieurs déguerpissements ont lieu et les travaux sont en cours. Ce projet doit être réalisé sur une longueur de 18 km. Le coût estimé pour le moment à 300 milliards de F Cfa.

FATOU NDIAYE