ENTRE AMELIORATION DE LA GOUVERNANCE SECURITAIRE ET MAINTIEN DE L’ORDRE




Face à la recrudescence de la violence urbaine, l’évolution de la criminalité et leurs causes multiformes, les Collectivités territoriales doivent être renforcées par de nouveaux leviers d’actions. Afin de contribuer à cette réorientation stratégique, le Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS), en partenariat avec la fondation Konrad Adenauer (FKA), a organisé un séminaire de lancement du programme Collectivités territoriales, Défense, Sécurité et Paix hier, jeudi 15 juillet 2021. La cérémonie a été présidée par le directeur de Cabinet du ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, Gaye Abou Ahmad Seck.

Le programme Collectivités territoriales, Défense, Sécurité et Paix «est un programme qui est particulièrement pertinent au regard des enjeux qui sont aujourd’hui posés à nos territoires. Parmi ces enjeux, il y a la question du développement, de la sécurité qui est au cœur des problèmes de développement dans nos territoires», a déclaré Gaye Abou Ahmad Seck, directeur de Cabinet du ministère des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires.

Le nouveau programme, qui couvre l’étendue du territoire national, vise globalement à améliorer la contribution des Collectivités territoriales à l’édification du maintien de l’ordre, à la sécurité propice à la cohésion sociale et au développement de notre pays. Cet objectif colle parfaitement avec les orientations définis dans le Plan Sénégal Emergent (PSE), référentiel public des politiques de développement économique et social dans notre pays. En effet, dans le PSE, il est établi clairement que l’un des principaux défis de l’humanité au 21e siècle, est sans conteste, celui de la sécurité des personnes et des biens. Sur ce, le représentant du ministre des Collectivités territoriales soutient que la recrudescence de la violence et la criminalité est devenue aujourd’hui la préoccupation la mieux partagée au niveau international, régional et national. Donc, ces menaces sécuritaires vont entraver, si rien n’est entrepris, la mise en œuvre des collectivités de développement dans nos pays.

STRATEGIES ADOPTES PAR LE SENEGAL POUR REDUIRE LES MENACES ET DISPARITES SECURITAIRES SUR LES COMMUNAUTES

Néanmoins, poursuit M. Seck, «le gouvernement du Sénégal a mis en place des stratégies et des cadres afin de réduire les risques et menaces, les disparités, les discriminations et d’atténuer les impacts sur les communautés et le pays. D’abord, notamment par la mise en place de mécanismes d’alerte précoce pour la prévention des conflits, épidémies et crises sanitaires. Ensuite, la création d’une autorité indépendante administrative chargée de la protection des données personnelles, le renforcement de capacité et des prérogatives des Sapeurs-pompiers à travers la réforme structurelle érigeant le Groupement national des Sapeur-pompier, en Brigade. Cette évolution est importante.

L’élaboration et également la mise en place du plan d’action de la Résolution 13- 25 sur les Femmes, la Paix et la Sécurité 2010-2015. Et enfin, la construction de beaucoup de Commissariats, de Brigade de Gendarmerie sur l’étendue du territoire national. Il y a également, la création de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité, le renforcement des équipements et effectifs des Forces de défense et de sécurité de notre pays et aussi la mise en place d’un Conseil interministériel des échanges pour la préservation de la question».

POUR UNE REORIENTATION STRATEGIQUE MAJEURE DANS L’APPROCHE ET LA GOUVERNANCE SECURITAIRE

A en croire M. Seck, ce sont autant d’initiatives prise par l’Etat «pour faire en sorte que le Sénégal soit à l’avant-garde de cette guerre et de toutes les formes d’insécurités. C’est une réorientation stratégique majeure dans l’approche que nous allons avoir. Dans la gouvernance et la sécurité qui pourrait être participative, inclusive l’on doit associer les Collectivités territoriales et les réseaux de la société civile à la promotion de la sécurité au niveau territorial pour le renforcement des mécanismes de la prévention et de la délinquance de manière générale. Parce qu’en raison de la forte criminalité urbaine et du développement de la petite délinquance, la sécurité est devenue une forte attente au niveau des populations ; elle a même tendance à supplanter beaucoup d’autres aujourd’hui, notamment la dégradation des valeurs sociales, l’absence de références communes et l’échec scolaire augmentent, de même que la vulnérabilité de populations désavantageuse».

En outre, souligne-t-il, l’évolution technologique crée de «nouvelles formes de la communication qui creusent le fossé entre les nouvelles générations. Alors, cette évolution oblige les maires et autres élus locaux, les présidents de Conseils départementaux notamment à élaborer des politiques de préventions innovantes, prenant en compte le contexte local, particulièrement les nouveaux univers urbains, avec ses injustices, ses problèmes et ses changements sociaux. C’est pourquoi, le maire, le président du Conseil départemental sénégalais sont aujourd’hui responsables au premier plan de la mise en place des politiques sécuritaires à l’échelle de notre territoire», a conclu le représentant du ministre.




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