Gadgets alcoolisés pour enfants : Les non-dits d’une affaire suspecte




Une affaire de gadgets alcoolisés pour enfants commence à défrayer la chronique depuis ce mercredi matin. Il s’agit de gadgets contenant un liquide qui a une saveur d’alcool. Et un vendeur a déjà été arrêté, informait Seneweb un peu plus tôt.

En fait, tout est parti le lundi 14 décembre 2020. Ce jour-là, le Commissariat central de Rufisque a été saisi par un élément de l’antenne du Service de renseignement de la Police de cas présumés d’ivresse d’enfants survenu le vendredi 11 décembre 2020 au crépuscule à Diokoul Rufisque.

Ce, suite à la consommation d’un produit alimentaire conditionné dans de petits pistolets factices. Des recoupements sommaires ont été faits auprès de la mère des enfants.

Cette dernière a affirmé qu’après la consommation du produit alimentaire, un de ses deux enfants s’est enivré et le second a dormi pendant longtemps.

L’agent de Police a également mis à disposition deux paquets dudit produit contenant chacun 22 pistolets factices dont chacun est cédé à 100 francs, à en croire toujours la source de Seneweb.

En tout état de cause, le Laboratoire d’Analyses et de Contrôle sis à la Direction du Commerce Intérieur a été saisi pour des analyses sur ce produit dénommé “Spray Candy” fabriqué en Côte d’Ivoire sous le label Made in China.

D’après nos sources, la direction du Commerce a déclaré que le produit suspecté contient bien de l’alcool à six degrés (6°). En plus, il a été frauduleusement introduit au Sénégal et commercialisé, d’après toujours notre interlocuteur qui reprend toujours la version du département du Commerce.

Hier, des commerçants ont été entendus au Commissariat de Rufisque. Il s’agit d’un boutiquier, d’un grossiste libanais, d’une dame fournisseuse.

Cette dernière, après son interpellation, a conduit les enquêteurs à son grossiste établi à Cambérène.

Et à l’occasion, le grand commerçant, repéré par la Direction du Commerce Intérieur complètera le groupe.

Le présumé coupable qui est en même temps un agent commercial se nomme H. K. Il est domicilié au Point E.

Le susnommé est le fournisseur de la boisson incriminée “Spry Candy”. La perquisition effectuée dans son dépôt sis à Cambérène n’a pas permis de trouver le produit, qu’il dit avoir tout écoulé dans le marché, il y a de cela quelques mois.

L’homme travaille avec un individu de nationalité guinéenne du nom de Barry, sans autres précisions. C’est ce dernier qui lui fournit la boisson depuis un an. Il soutient avoir ignoré la composition du produit.

Pour l’heure, l’enquête ouverte suit son cours. Mais la question qui taraude est de savoir comment ce produit prohibé a atterri au Sénégal et échappé à la vigilance de la Direction du Commerce et de la douane sénégalaise?