Keur Massar: la construction de l’autopont magnifiée, malgré les désagréments




Malgré le calvaire que les usagers de la route vivent à Keur Massar en raison des travaux de construction de l’autopont, la population est très enthousiaste pour cet ouvrage routier. Cependant, elle souhaite l’accélération des travaux afin de rendre la durée d’exécution des travaux la plus courte possible.

Pour remédier aux éternels embouteillages qui se forment autour du rond-point de Keur Massar, l’État du Sénégal est en train d’y construire un autopont. Sur les lieux, les travaux ont démarré, au grand bonheur des habitants. Sur les deux côtés du rond-point, la circulation est fermée aux véhicules. Un long cordon sépare la chaussée du trottoir sur les deux côtés de la route. Une grille et un camion sont immobilisés sur le tronçon de la route fermée à la circulation. Un simple coup d’œil permet de se rendre compte qu’une tranchée horizontale est ouverte sur la partie gauche de la route, laissant entrevoir des tuyaux de diamètres moyens enfouis dans le sol.

Quelques ouvriers, casques bien vissés sur la tête, discutent aux alentours. L’un d’eux se met brusquement à refermer une petite ouverture où des passants s’engouffrent, traversent la partie protégée de la chaussée pour éviter de faire un long détour et poursuivent tranquillement leur chemin. Les deux trottoirs grouillent de monde pour la simple raison que les passants n’ont que ces deux petites allées pour circuler.

À cause des travaux, les voies fermées à la circulation font que les véhicules ne peuvent pas tourner ni à gauche ni à droite. Ainsi, le souhait le plus partagé à Keur Massar est que les travaux ne durent pas longtemps.

Un autopont venu à son heure

Face à l’impossibilité pour les véhicules de tourner, certains passagers sont obligés de descendre bien avant le rond-point pour marcher sur une longue distance et rejoindre ensuite leurs domiciles respectifs. Un calvaire que cette femme supporte difficilement. « C’est très dur en cette période de jeûne », rouspète Fama Diouf, une commerçante obligée de faire le même parcours quotidiennement. Malgré les consolations de sa petite-fille qui tente de la rassurer en lui faisant croire que les travaux ne dureront pas longtemps, elle semble ne pas vouloir s’y fier. « J’attends de voir d’abord avant d’y croire », lui répond-elle.

Pendant ce temps, les hommes sont aussi obligés de descendre pour ne pas faire un long parcours après le rond-point. Ils pressent le pas. Djiba Bâ donne l’air d’être très pressé mais, après avoir été interpellé, il nous fait savoir que c’est juste sa façon de marcher qui n’a rien à voir avec les travaux de l’autopont. « Il est vrai que c’est un calvaire que d’être obligé de marcher sur une longue distance avant de regagner sa domicile, mais je suis convaincu que ça en vaut la chandelle parce qu’une fois que les travaux seront terminés, toute la population sera contente », justifie M. Ba.

Activités commerciales éprouvées

D’habitude, une forte activité commerciale se déroule autour du rond-point. Ici, les marchands ambulants squattent ces endroits devenus pour eux un lieu privilégié pour exercer leur travail. Aujourd’hui, à cause des travaux, ces vendeurs n’ont plus assez d’espace pour faire leur travail. Seuls quelques-uns d’entre occupent de minuscules espaces juste aux alentours du rond-point. « Certes, nous souffrons à cause de ces travaux, mais tout le monde souhaitait qu’une solution soit trouvée aux embouteillages », souligne Saliou Sène, un marchand ambulant. Il se désole de l’exiguïté des trottoirs qu’ils sont obligés de partager avec les piétons pour ne pas s’éloigner du carrefour.

Rencontré près de la station d’essence, l’étudiant Souleymane Diop minimise les tracasseries. À son avis, l’utilité de l’autopont est telle que les contraintes évoquées par les uns et les autres ne tiennent pas la route. « Il y aura toujours des gens qui vont crier par-ci, rouspéter par-là à chaque fois qu’il est question de réaliser ces genres de travaux, mais il faut privilégier l’intérêt général. Et dans le cas d’espèce, la réalisation de l’autopont constitue sans nul doute l’intérêt général », lance Souleymane Diop. Même son de cloche chez cette ménagère aperçue non loin des lieux et vivant à Keur Massar. « Quelles que soient les contraintes, nous devons pouvoir les endurer parce que le futur autopont fera l’affaire de tout le monde », dit-elle.




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