L’eau, pas une priorité pour les autorités, selon de nombreuses ONG




Le contrat d’affermage liant la Sones et Sen’Eau n’est pas profitable à l’Etat du Sénégal, selon plusieurs acteurs de la société civile et experts. En sus de cela, le toilettage du code de l’eau démarré depuis 2011 tarde à voir le jour.

Et comme si cela ne suffisait pas, dans beaucoup de quartiers de Dakar, l’eau ne coule plus des robinets avec une fourniture en eau qui est loin d’être satisfaisante. Avec ces problèmes qui s’accumulent, c’est comme si l’approvisionnement en eau qui est pourtant un droit n’est pas une priorité pour les autorités. Le constat a fait tilt hier au séminaire de la Plateforme des ONG pour l’eau et l’assainissement (Posceas) à l’intention des journalistes. «Au niveau de la société civile, on se bat pour que l’eau soit une priorité pour les populations. Avec 600 milliards, on aurait pu avoir un accès universel à l’eau au Sénégal avec une eau en qualité et en quantité dans toutes les localités. Pendant ce temps, on fait des investissements (Ter) à plus de 600 milliards», ironise Babacar Guèye de l’ONG Gret, un démembrement de la Posceas.

L’autre préoccupation, c’est le toilettage du Code de l’eau. Devenu obsolète, le processus de toilettage a démarré depuis 2011. Mais, jusqu’à présent le projet tarde à voir le jour. Un blocage imputé aux pouvoirs publics. «Le code de l’eau est presque devenu obsolète. Il fallait intégrer le secteur de l’agriculture, mettre en harmonie le Code de l’eau avec le celui de l’urbanisme, de l’hygiène et les autres. La procédure est très lente, mais on est pratiquement dans le dernier virage. Il y a déjà une première mouture qui est dans le circuit. On attend, surveille et on n’hésite pas à faire remonter nos préoccupations au niveau de la direction de l’hydraulique et essayer autant que faire se peut pour que cette loi puisse répondre aux préoccupations des usagers et de la Société civile», signale M. Ndiaye de la Posceas. La société civile souhaite l’intégration de la question des droits de l’homme dans l’eau et la prise en compte des changements climatiques.