Judo – Première sortie demain : Mbagnick Ndiaye : la grande attente !




Le judoka sénégalais, Mbagnick Ndiaye, va monter sur le tatami demain vendredi. Une première sortie, dans ces Jo de Tokyo, très attendue pour celui qui a perdu, en mai dernier à Dakar, son titre de champion d’Afrique.

Par Hyacinthe DIANDY – Battu lors des derniers championnats d’Afrique de judo à Dakar, en mai dernier, avec comme conséquence la perte de son titre de champion d’Afrique, Mbagnick Ndiaye rumine sa déception. Une contre-performance d’autant plus amère pour le tireur sénégalais (+100kg) qui a perdu son titre après une sanction infligée par les juges lors des demi-finales. Un revers amer si on sait que le champion sénégalais était la plus grande chance de médaille d’Or lors de ces 42es Championnats d’Afrique de judo qui se sont terminés avec zéro médaille d’Or côté sénégalais. Suffisant pour faire monter la pression sur ce colosse de 130 kilos qui va défier des «monstres» lors des Jeux Olympiques qu’il découvre pour la première fois.

Du coup, les choses sérieuses commencent demain vendredi (11h) pour le tireur de 27 ans qui va avoir comme premier adversaire, dans la Poule A, un Russe du nom de Tamerlan Bashaev. Une première sortie à ne pas rater à l’image des cinq Sénégalais éliminés prématurément des Jeux.

Si le Sénégalais passe, son rêve de rencontrer la «montagne» Teddy Riner pourrait se réaliser. Cependant, il faudrait dans le même temps que le champion olympique français, avec qui Mbagnick s’est frotté aux entraînements souvent, s’impose face à son premier adversaire, l’Autrichien Stephan Hegyi, suivi de l’Israélien Or Sasson. Avant de faire face au vainqueur entre Mbagnick et le Russe.

Le Dtn : «S’il est explosif le jour de la compétition…»
Le porte-drapeau du Sénégal sait qu’il joue gros. Champion d’Afrique des plus de 100 kilos en 2019 et en 2020, Mbagnick Ndiaye veut d’abord chasser le stress. «Il y a un peu de stress, mais là, je ne vais pas me fixer d’objectifs précis. Je vais prendre la compétition combat par combat pour essayer de profiter de chaque moment de ces Jeux Olympiques», a-t-il confié à Rfi, avant le début des Jeux.

Selon son entraîneur et directeur technique des équipes nationales de judo, Abdou Karim Seck, c’est un athlète calme, humble, peut-être un peu trop. «S’il est explosif le jour de la compétition, il peut tout rafler, parce que techniquement il est très, très bon. Mais il n’est pas méchant. Il est tendre pour un champion. Il faut qu’il soit beaucoup plus dur sur le tapis, parce que les gens ne sont pas là pour s’amuser», conseille-t-il. A Mbagnick de tirer !
hdiandy@lequotidien.sn