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Aliou Cissé, coach du Sénégal : « Nous savons que c’est un match difficile qui nous attend »

Face à la presse hier, dimanche 14 janvier au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro, le coach de l’équipe nationale du Sénégal, Aliou Cissé a donné des nouvelles du groupe, à 24 heures de leur match contre la Gambie dans le cadre de la 34e édition de la Coupe d’Afrique des nations qui se déroule en Côte d’Ivoire. Il a évoqué la pression contre le groupe, l’heure du match prévue à 14 heures, l’infirmerie mais aussi les forces de l’adversaire.

L’ambiance dans l’équipe

L’ambiance est plutôt bonne. Nous avons eu une bonne préparation qui a débuté à Dakar depuis bientôt 15 jours, ça nous a permis de faire un match amical contre le Niger afin de faire tourner notre effectif. On est arrivés très tôt à Yamoussoukro (9 janvier). Ça nous a permis d’avoir une semaine pour préparer ce match, de bien travailler et de s’acclimater. On est prêts pour le match de demain.

La pression

On connait la CAN. La pression contre les 24 équipes et sélectionneurs qui sont présents à cette Coupe d’Afrique, c’est normal. Mais j’ai envie de dire que c’est la bonne pression pour gagner. C’est celle qui motive, pas cette pression néfaste qui abîme le joueur ou le coach ou encore l’environnement où nous vivons. Nous en sommes à notre quatrième CAN, et on a emmagasiné énormément d’expérience alors qu’on n’avait même pas gagné. Gagnants, on sait aussi qu’on est attendus, mais heureusement qu’il y a beaucoup de favoris, il n’y a pas que le Sénégal. Nous sommes focus sur notre premier match, demain, contre la Gambie. C’est le match le plus important pour nous parce qu’on a hâte de rentrer dans cette compétition de la meilleure façon. Et la meilleure façon de le faire, c’est essayer de faire un bon résultat. Il ne faut pas que l’enjeu de cette CAN, ses attentes prennent le dessus sur le jeu. Je reste persuadé que c’est à travers le jeu, la concentration, rester dans le présent en réalité, que nous allons faire quelque chose de positif. Hier (2022) c’est derrière nous. Demain, il n’y a rien de sûr, donc notre concentration doit rester dans le présent

Jouer à 14heures

L’heure du match : 14h, c’est difficile. Tout le monde sait que j’ai déjà eu à parler de cette situation, il y a un ou deux mois. C’était quand le programme de la CAF est sorti. On n’est pas sans savoir qu’à 14h, d’Alger jusqu’à Cap Town, d’Addis-Abeba jusqu’à Dakar en passant par le Congo, il fait très chaud. Mais comme je le répète à nos joueurs qui viennent d’arriver : « nous sommes en Afrique, c’est la CAN, pas la Champions League encore moins la Coupe d’Europe ». Il faut nous adapter à cette situation. Il n’y a aucun médecin qui préconiserait de jouer à 14h mais si les choses sont faites ainsi, on doit s’adapter le plus rapidement possible. C’est ce qu’on a fait en essayant de caler nos entraînements à cette heure (14h). On en a eu deux depuis qu’on est arrivés à Yamoussoukro. Je vous garantis qu’il fait très chaud pour jouer au football. Faisons appel à la CAF, au niveau des planifications des matchs et des horaires, pour qu’ils puissent être davantage plus attentifs, si on veut du spectacle.

L’infirmerie

Les garçons qui étaient à l’infirmerie, sont en train d’y sortir petit à petit. Pape Matar Sarr, Gana Gueye et Nampalys Mendy ont repris les entraînements avec le groupe depuis notre arrivée, (9 janvier). En partant de Dakar, Ballo Touré avait eu une gêne derrière le mollet. On a voulu le préserver. Il a repris les entraînements et nous espérons le récupérer la semaine prochaine. Le genou de Youssouf Sabaly va bien. Dans le souci, les médecins ont voulu le préserver parce qu’il a ressenti une douleur au mollet. Mais je pense que nous pourrons le récupérer d’ici la semaine prochaine. Retenez juste que Gana Gueye est de retour même s’il n’est pas encore à 100%. Je peux compter sur lui. Nampalys a fait un gros travail, il est prêt. Pape Matar Sarr, en réalité, c’était plus de peur que de mal, mais on a préféré le garder tranquillement et l’amener petit à petit à intégrer le groupe. Ce qui a été fait. Nous sommes optimistes pour Sabaly et Ballo Touré.

La Gambie

En 2008, je n’étais pas sur le terrain, mais c’était ma génération. Tout le monde se rappelle de ce match. Le Sénégal part favori parce que nous avons gagné la CAN, mais la Gambie est sur le bon chemin ces dernières années. S’il y a une sélection africaine qui a fait un bond en avant avec de bons résultats, c’est la Gambie. C’est une équipe qui a vraiment progressé. C’est un pays qui est en train d’émerger sur le plan sportif. Nous les prenons avec beaucoup de respect pour pouvoir bien aborder ce match et essayer de faire le meilleur résultat possible. J’en profite pour féliciter l’entraîneur que je connais très bien et le président de la fédération gambienne qui est un cousin à moi. C’est un pays que je connais, je fais partie de ce peuple. Nous savons que c’est un match difficile qui nous attend. Nous ne sous-estimons personne, nous savons que pour gagner la CAN, le procès commence demain.

L’absence de Boulaye Dia

Boulaye est un joueur qu’on a plus à présenter. Il fait partie de nos attaquants les plus prolifiques. Ne pas l’avoir avec nous est une grosse perte. Mais on a d’autres joueurs qui sont capables d’être à la hauteur. Ce groupe est homogène avec beaucoup de qualités. J’ai plusieurs flèches à mon arc qui me permettent de pouvoir changer les joueurs. Ce qui va être important dans ce match, c’est de retrouver l’efficacité offensive et être costaud défensivement. Être attentif sur les transitions de cette équipe. Ils aiment défendre, jouer les contres, dans des transitions rapides et sur des contre-attaques. A nous de d’être patients, calmes, de ne pas confondre vitesse et précipitation. On a des arguments pour ce match.

Par Mariama Djigo, Omar Diaw, Abdoulaye Thiam (Envoyés spécaux) et K.A.GUEYE (Correspondance particulière)   

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