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Appels pour la libération du général Mokoko, hospitalisé à Brazzaville

Par Oeil d’Afrique

Jean-Marie Michel Mokoko, ex-candidat à la présidentielle au Congo, le 11 mai 2018 à Brazzaville.

Jean-Marie Michel Mokoko, ex-candidat à la présidentielle au Congo, le 11 mai 2018 à Brazzaville.

L’opposant congolais Jean-Marie Michel Mokoko, 73 ans, condamné en 2018 à 20 ans de prison, a été hospitalisé jeudi à Brazzaville, ont annoncé ses avocats qui demandent avec Amnesty International sa libération, s’inquiétant pour sa santé.

« Le général Mokoko a été conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville. Il est très fatigué. Il n’a pas d’appétit et ne mange pas. Des prélèvements sanguins ont été faits et nous attendons les résultats », a dit son avocat Yvon Eric Ibouanga au correspondant de l’AFP au Congo-Brazzaville.

Candidat à l’élection présidentielle en mars 2016, Jean-Marie Mokoko a été condamné deux ans plus tard pour « atteinte à la sûreté de l’Etat ». Il était également poursuivi pour détention d’armes et trouble à l’ordre public.

Il avait contesté la réélection du président Denis Sassou Nguesso, dont il fut le chef d’état-major avant de passer à l’opposition.

« Son état de santé s’est gravement détérioré. Nous exigeons sa libération immédiate », a déclaré son avocat français Norbert Tricaud. Le collectif d’opposants Sassoufit affirme que le général a perdu connaissance.

« Les autorités congolaises doivent, de toute urgence, libérer le général Jean-Marie Michel Mokoko dont la santé est en danger, alors que des cas de contamination au Covid-19 ont été rapportés à la maison d’arrêt de Brazzaville où il est arbitrairement détenu depuis quatre ans », a déclaré dans un communiqué Amnesty International.

En septembre, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait déclaré que Paris attendait « des actes » du président congolais concernant cet opposant formé à l’école militaire de Saint-Cyr en France.

M. Sassou Nguesso a cependant estimé début mai qu’il n’y avait « pas de raison » de libérer deux opposants politiques dont M. Mokoko dans le cadre du désengorgement des prisons face au coronavirus.

AFP

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