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Assainissement : un taux d’accès évalué à 52% en milieu rural

(APS) – Le taux d’accès à l’assainissement en milieu rural tourne autour de 52% au Sénégal, a révélé, jeudi, à Ziguinchor (sud) le directeur général de l’assainissement, El Hadji Omar Sène.

« Par rapport au taux d’accès à l’assainissement au niveau des zones rurales, il y a une dernière enquête de l’ANSD [Agence nationale de la statistique et de la démographie] dont les résultats ont été présentés lors de la revue annuelle conjointe du secteur de l’eau et de l’assainissement (…) il a été constaté que le taux d’accès à l’assainissement rural tournait autour de 52% », a-t-il déclaré.

El Hadji Omar Séne s’exprimait au terme d’un atelier de lancement de l’étude portant sur l’élaboration d’un schéma directeur des eaux usées dans les localités insulaires de la région de Ziguinchor.

Cette rencontre a été présidée par l’adjointe au gouverneur de Ziguinchor chargée des affaires administratives, Safiyatou Joséphine Dieng Ndiaye, en présence des autorités administratives, des chefs de village, des élus locaux et des chefs de service.

Il a cependant signalé qu’’’au niveau de la région de Ziguinchor, ce taux d’accès à l’assainissement rural est en-deçà de la moyenne nationale’’. Il tourne en effet autour de 27%, a-t-il précisé. Il a relevé la particularité liée au fait que ‘’cette zone de Ziguinchor a toujours des ouvrages traditionnels ».

« Dans les zones rurales de Ziguinchor, les gens ont certes la culture des toilettes. Le taux de défécation à l’air libre est faible au niveau de la région de Ziguinchor. Mais, la quasi-totalité des ménages n’ont pas de latérites améliorées », a-t-il fait observer, assurant que l’État du Sénégal s’est engagé à aider ces communautés à en finir avec une telle situation.

El Hadji Omar Sène a également rappelé que le taux d’accès à l’assainissement global au Sénégal est de 62,2%. « Pour l’urbain, nous avons un taux d’accès à l’assainissement de 71,7%, et pour le rural 52% », a-t-il précisé.

Il a expliqué que l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR), à travers le projet « West africain sanitation policy and activators », a organisé l’atelier de lancement de cette étude dans la région de Ziguinchor, en collaboration avec la Direction de l’assainissement afin de présenter le projet et de recueillir les contributions des parties prenantes.

« C’est une étude d’une très grande importance. Les îles sont assez particulières avec leurs conditions géographiques et climatiques. Avec IPAR, nous voulons savoir qu’est-ce qu’on a dans les îles en terme d’assainissement, ensuite identifier les besoins et proposer des technologies d’assainissement », a indiqué Hadji Omar Sène. Il a indiqué que cette étude va concerner au total 27 îles de la Casamance.

« Cette étude s’inscrit dans un programme global qui est mené dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest, à savoir le Sénégal, le Niger, le Burkina Faso, le Bénin et le Mali », a rappelé Dr Amadou Guèye, chercheur à l’IPAR.

D’après lui, « elle s’inscrit dans le développement de l’assainissement de manière générale. Et ce développement de l’assainissement doit passer par la création d’un leadership politique ».

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