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Assemblée UMS : Les Magistrats tiennent à défendre leur Indépendance

L’Union des magistrats sénégalais a tenu son Assemblée générale ordinaire ce samedi à Saly. Une occasion pour son président, de faire l »état des lieux et de soumettre leurs préoccupations au ministre de la Justice, Garde des Sceaux, qui a présidé l’assemblée.
 
En effet, cette assemblée se tient dans un contexte où l’indépendance de la justice est posée avec acuité par les citoyens. Ce qui fera dire à Ousmane Chimère Diouf, président de l’UMS que  »le principe fondamental posé par la constitution doit renvoyer à la capacité de la justice à fonctionner à l’abri de tout parti pris, de toute pression d’où qu’elle vienne et quelle que soit sa forme, et de toute interférence ».
 
En reprenant Thierry Renoux, qui disait  »être indépendant c’est n’avoir rien à craindre ni à désirer de personne », Ousmane Chimère Diouf assure que dans l’exercice de leurs fonctions,  »le juge ne doit être soumis à aucune contrainte ou influence de quelque organe ou individu que ce soit ». Mieux, que le juge ‘‘doit en toute circonstance se souvenir qu’il n’est soumis qu’à l’autorité de la loi ».
 
Ainsi, il rappelle la responsabilité professionnelle du juge qui, selon lui :  »est personnelle et non collective ».
 
Il ne manquera pas d’interpeller, le ministre sur les attaques dont la justice fait l’objet ces derniers temps.
 
A tort ou à raison ! Ce qui est sûr, c’est que les magistrats tiennent à leur indépendance. Leur président de dire :  »si la critique objective fondée sur une argumentation juridique est nécessaire pour faire avancer le droit, il n’en est pas de même d’attaques visant la personne même du magistrat dans l’exercice de ses fonctions, en remettant en cause son intégrité, sa dignité et son honorabilité ».
 
Ainsi, l’UMS condamne fermement ce genre d’attitudes aux antipodes de tous les principes républicains. A cet effet, elle interpelle la tutelle sur le rôle que doit jouer la chancellerie face à une telle situation sur le fondement des dispositions de l’article 619 du code de procédure pénale.
 
Ousmane Chimère Diouf assure que le respect des institutions de la République prévu et énuméré par la loi fondamentale dans son article 6 doit donc être perçu par tous comme une Evi .

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