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Atteinte de la souveraineté alimentaire au Sénégal : le CNCR revient sur les défis et formule des recommandations

Malgré les avancées significatives notées dans le secteur de l’agriculture, de nombreux défis persistent et appellent à une action urgente et concertée. C’est l’avis du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) qui a fait face à la presse hier, jeudi 25 janvier. Cette conférence de presse marque le lancement officiel d’une mobilisation qui rassemblera plus de 2000 paysans, à travers le pays.

De nombreux défis entravent les capacités des exploitations familiales à nourrir les Sénégalais  et à assurer la sécurité alimentaire à notre pays. C’est du moins l’avis du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) qui a tenu une conférence de presse hier, jeudi 25 janvier. Cette rencontre avec la presse  marque  le lancement officiel d’une mobilisation qui rassemblera plus de 2000 paysans, à travers le pays. « Le statut juridique des exploitations familiales n’est pas toujours formalisé. Les personnes qui exercent les métiers de l’agriculture ne disposent pas de régime de protection sociale. Le Conseil supérieur agro-sylvo-pastoral ne s’est jamais réuni. Ce qui impacte le dialogue entre les organisations professionnelles et les plus hautes autorités. Le système de financement agricole et rural reste encore peu efficace et peu efficient. Les réponses en faveur des interventions des jeunes souffrent encore de cohérence et de synergie. Ce qui nécessite de repenser leurs approches », a relevé Nazirou Sall président du Cncr.  Selon lui, augmenter durablement la productivité des exploitations familiales  en résilience face aux changements climatiques, énumérer mieux leur travail et protéger les consommateurs  supposent des politiques publiques   définies et mises en œuvre d’une manière  concertée qui responsabilise les acteurs privés et surtout les organisations professionnelles  agricoles. Face à cette situation,  le Cncr formule des propositions. Il s’agit de  promulguer et mettre en application un décret  qui formalise les statuts juridiques des exploitations familiales en application du chapitre 5 de la loi agro-sylvo-pastorale  afin de faciliter leur accès aux crédits ainsi  que  de favoriser l’autonomisation des femmes et l’emploi des jeunes. Le Cncr suggère de mettre à jour et faire appliquer le décret relatif à la protection sociale des personnes exerçant les métiers d’agriculture pour garantir une protection sociale adaptée  aux paysans ; d’organiser la première session du conseil supérieur agro-sylvo-pastoral en 2024 conformément aux dispositifs  prévus par le décret 2007-11-47 afin d’améliorer  la gouvernance des politiques agricoles ; d’améliorer de façon quantitative et qualitative les financements  destinés aux exploitations familiales  en mobilisant davantage des ressources publiques  et en favorisant l’accès aux crédits aux structures financières ; d’améliorer la mobilisation des ressources publiques  destinées au secteur agricole. Le Cncr recommande également l’allégement des coûts du crédit par une bonification des taux d’intérêt de 7,5 à 5% et une baisse des frais  de connexes; la bonification de la prime d’assurance agricole de 50 à 70% avec un délai de  règlement de 6 mois maximum. Le Cncr appelle ainsi  les autorités sénégalaises actuelles et futures à prendre en considération ces propositions  et à les intégrer dans leurs politiques et programmes  en faveur du monde rural. L’organisation reste convaincue que seule une action concertée de tous les acteurs concernés pourra permettre  de relever les défis actuels et de garantir un avenir prospère pour le monde rural sénégalais.

NDEYE AMINATA CISSE

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