ECONOMIE

Au congrès de l’Asea, des experts affichent leur scepticisme

Selon la publication, l’Afrique subsaharienne risque de ne pas atteindre le septième Objectif de développement durable (Odd 7) relatif à l’accès universel à une énergie propre à coût abordable à l’horizon 2030. Cette annonce a été faite lors du 20ème congrès de l’Association des sociétés d’électricité d’Afrique (Asea). «En effet, les experts jugent le rythme de raccordement des ménages aux réseaux électriques trop lent. En 2016, 42,8% de la population de l’Afrique subsaharienne avait accès à l’électricité et plus de 600 millions d’habitants vivaient sans électricité dont 80% en milieu rural », lit-on dans le document.

Selon la même source, de 1991 à 2006, l’accès à l’électricité a augmenté de 20%, soit seulement 0,8% par an. «A ce rythme, il faut en moyenne, 25 ans pour que l’électrification des ménages passe de 20% à 80% soit environ 2,4% par an. Parmi les éléments explicatifs de cette faible couverture en électricité des ménages il y a entre autres les frais et les processus de raccordement qui constituent des obstacles critiques à l’entrée, le paiement récurrent des factures, même modestes, pour des ménages à revenus irréguliers et des constructions qui ne répondent pas aux normes minimales de raccordement pour garantir la sécurité des usagers », ajoute la même source.

Toutefois, les perspectives sont prometteuses, au regard des ménages qui vivent à proximité d’un réseau électrique. D’après la Banque africaine de développement (Bad), entre 2015 et 2019, la progression moyenne du taux d’accès à l’électricité a évolué de 12%.

Adou Faye 

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