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Aux abords du stade Léopold Sédar Senghor et les travaux de réhabilitation : quand l’insécurité dicte sa loi

Les agressions physiques sont en passe de devenir monnaie courante au parking du stade Lépold Sédar Senghor. Le dimanche dernier un apprenti mécanicien a été poignardé à coup de couteau à la suite d’une altercation avec un conducteur de Jakarta. Chaque année, on enregistre plusieurs victimes des violences perpétrées par les individus qui squattent le périmètre du stade. Reportage aux alentours d’une infrastructure sportive dont la fin des travaux de réhabilitation est prévue en décembre 2025 mais où le sentiment d’insécurité est la chose la mieux partagée.

Le parking du stade est le raccourci qu’empruntent, les habitants des parcelles Assainies pour se rendre à Grand Yoff, Khar Yala entre autres. Sur les lieux, on constate l’installation de plusieurs cantines de fortune. Les gargote ont envahi littéralement cet endroit aménagé pour permettre aux automobilistes de garer leur voiture à l’occasion des matches de football que le terrain doit abriter. Le décor a complétement changé à cause du niveau de dégradation très avancée.

Pis, près du mur de clôture, des vendeurs de matériaux de construction ont créé des dépôts de vente Défiants toute norme. Ils commercialisent du sable et du béton. Les accidents de voiture sont fréquents, sans les dépôts. Avec les camions gros porteurs qui se relaient quotidiennement. Le risque d’accident est réel. Le lieu n’est pas indiqué pour ces genres d’activité. A cela s’ajoute le virage constitue un véritable danger pour les passants.  Moustapha S, un habitué du coin, fait remarquer: « ce n’est pas tous les jours que les policiers sont présents sur les lieux. La sortie des véhicules des carrières expose les nombreux piétons. Les autorités doivent prendre des mesures mettre un mettre un terme à cette situation d’insécurité qui règne sur les lieux. »

La route qui relie l’autoroute au parking est défectueuse.

Pourtant, les mesures ont été prises pour débarrasser le parking de ces occupants. Les autorités les avaient en effet, contraints à quitter de force, en mobilisant des forces de sécurité obligées d’intervenir à coups de grenade lacrymogène afin de permettre les bulldozers de raser toutes les cantines. Seulement, après les opérations de déguerpissement, ce fut le retour de l’ancien. « Les gens reviennent s’installer de nouveau Dans cette situation l’Etat qui est perdant. Les opérations ont couté de l’argent. Mais malheureusement toutes ces dépenses tombent à l’eau. » déplore un riverain du stade.  Les vols et agressions hantent le sommeil des quartiers comme Grand Yoff, Grand Médine entre autres. « Certaines heures de la nuit, le parking du stade est un sens interdit, à cause des agressions récurrentes. Les personnes ont été retrouvées mortes sur ce parking. » avoue un vendeur.

Il faut enfin relever que les travaux de réhabilitation qui doivent prendre fin en décembre 2025 se poursuivent timidement. Les travaux pour réhabilitation du stade Léopold Sédar Senghor doivent couter 20 milliards de francs Cfa. Aujourd’hui, la question que les riverains du deuxième stade, avant celui Diamniadio, se posent, c’est pourquoi les autorités n’ont pas pensé à la sécurisation du périmètre.

Lamine DIEDHIOU

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