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AVEC 80,1 mm TOMBÉS ENTRE LA MATINÉE ET LA NUIT D’HIER Certains quartiers de Fatick pataugent

Les fortes pluies tombées entre la matinée et la nuit d’hier ont plongé quelques quartiers de Fatick dans le désarroi. C’est le cas à Darel et Darou Salam où plusieurs concessions sont dans les eaux jusque dans les chambres. Les populations regrettent selon elles « l’inefficacité des canalisations qui provoquent plus d’accidents qu’a évacuer les eaux».

Il est  8 heures. En constatant l’ampleur des inondations, nous a trouvé une jeune fille un grand balais à la main essayant de dégager les eaux qui ont emprisonnés la devanture de leur maison. Son père se rapproche s’en être hélé et commence à raconter sa nuit blanche.

« vous voyez de vos propres yeux. L’eau est jusque dans les chambres . Personne n’a bien dormi toute la nuit.La cuisine n’en parlons pas. Je crains pour les lits en bois et mes canapés. Nous demandons l’intervention du plan ORSEC ici à Darel. Nous sommes fatigués car chaque année c’est le même calvaire » se désole t’il.

Poursuivant notre sortie;  nous rencontrons une femme qui patauge pour atteindre la route afin de prendre une moto jakarta pour le marché « Monsieur tout le secteur est inondé . Vous voyez la rue et le ciel est toujours menaçant. J’espère que je trouverais quelque chose au marché qui apparemment est dans un état déplorable comme à chaque hivernage ».

Heureusement que les sapeurs-pompiers sont intervenus avec une seule motopompe vers les coups de 10 heures . Ce que les populations « jugent bien mais très insuffisant ».

Autre quartier même galère. À Darou Salam ; les environs des anciens locaux de la police sont submergés par les fortes pluies . Un homme une pelle à la main essaie de libérer la cour de sa maison envahie par les eaux. « je suis inondé avec les fortes pluies de la nuit. Je me débrouille en attendant le pompage des eaux s’il y’en aura. Je constate également que les canalisations n’évacuent pas normalement les eaux à cause des saletés qui se retrouvent dedans. Les populations doivent être plus responsables dans leurs actes. Le constat est là » affirme l’homme le visage dépité.

Plus loin des enfants jouent dans les eaux. Interpellés les bambins affirment être à la recherche de petits poissons à l’aide de filets faites à base de moustiquaires. En effet après les fortes précipitations, des alevins sont visibles dans les eaux. Personne ne peut dire leur provenance.

En attendant l’évaporation des eaux, les populations trouvées à Darel et Darou Salam ruminent leur colère et se retrouvent impuissantes. Et la situation risque de s’aggraver si l’on sait que ciel est toujours sombre et les pluies sont loins d’être terminées.

Si le monde rural se réjouit c’est tout le contraire dans la ville. Dans la commune de Fatick seul le quartier Ndiaye Ndiaye avec ses rues sablonneuses est épargné des inondations .

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