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Axe routier Niacoulrab-Jaxaay-Diouty (Rufisque) : les populations en danger permanent

Très fréquentée par les automobilistes, la route latéritique qui relie Niacoultrab, Jaxaay et Diouty (Rufisque) représente un danger pour les usagers et les riverains. L’infrastructure, laissée à l’abandon,  est dans un état défectueux.

Au «garage» de Niacoulrab, tous les jours, on rencontre un nombre important de passagers à la recherche de véhicules de transport. Les véhicules particuliers, «clandos», taxis verts-blancs affluent régulièrement sur l’axe latéritique appelé  en langue locale «yoon rang rang» (la route des secousses) qui relie Niacoultrab, Jaxaay et Diouty (Rufisque). C’est le circuit le plus court pour rallier la ville de Rufisque, quartier Diouty, où se situe la gare du Train Express Régional (TER).

A une certaine période de l’année, précisément pendant l’hivernage, il est presque impossible de circuler sur cet axe. Car les eaux pluviales endommagent la route latéritique. Elle est laissée à l’abandon, depuis des années.  Les populations se mobilisent pour faire certains travaux de remblai des crevasses et autres nids de poule afin de permettre aux voitures de rouler.  «Longue de 3 kilomètres, elle se caractérise par son étroitesse. Elle mesure moins de 2 m de large» selon les estimations de personnes que nous avons rencontrées.

UN LABYRINTHE DE ROUTE ENTRELACEE, AVEC SES MULTIPLES VIRAGES

La route aux secousses est un labyrinthe. Une route entrelacée. Ses multiples virages sont une menace à la fois pour les usagers et pour les habitants des localités de Jaaxay et Niacoulrab. «Il arrive que les gens soient  surpris au beau milieu de la circulation par les voitures qui surgissent sans klaxonner. En plus, l’étroitesse du trafic est un danger pour les piétons», fait remarquer un riverain.

Parfois, les riverains, dès qu’ils franchissent le portail de leurs maisons, se retrouve nez à nez avec les chauffeurs qui roulent en trombe. Pour éviter de s’enliser dans du sable. «Les gens sont exposés à des accidents. Mais nous rendons grâce à Dieu de nous avoir préservé du danger. Surtout les enfants, insouciants. Ils jouent au foot sur la route», déplore un conducteur.

Par endroits, d’ailleurs, des automobilistes sont contraints de s’arrêter pour permettre à leurs collègues qui roulent en sens inverse de passer. Par contre, les conducteurs intolérants refusent de céder le passage. Du coup, ils bloquent la voie. En créant des embouteillages monstres. Pis, il n’existe pas de panneau de signalisation. Les chauffeurs conduisent à leur guise. Les risques d’accidents sont  très élevés dans ce faubourg qui tarde à être aménagé. A cela s’ajoute le manque d’éclairage public.

Auparavant, «ce tronçon était une piste. Nous l’empruntions pour nous rendre dans nos exploitations agricoles. Le village, Niacoulrab, est vieux de plus de 300 ans. Je me rappelle, quand j’étais jeune, nous nous déplaçons vers Teungueth (Rufisque) à l’aide des charrettes tirées par des ânes. Les choses ont beaucoup évolué. Donc, il faut moderniser les infrastructures», a révélé le chef du village, Mandoye Ndoye. «Si les pouvoirs publics nous règlent ces difficultés que je viens de citer : le bitumage de l’axe routier depuis l’exploitation agricole de Éric jusqu’à la routes des Niayes et l’éclairage public du village, nous ne pourrons que nous en réjouir», a-t-il ajouté.

LES POPULATIONS CONFRONTEES AUX MALADIES PULMONAIRES

Avec la pression démographique, les habitats ont investis  tous ces espaces. Contrairement aux attentes des populations, la création de Jaxaay (Plan Jaxaay), devait les aider à solutionner ce délicat problème de l’axe routier. «Nous vivons une situation pire que celle d’avant Jaxaay. Aujourd’hui, nous rencontrons d’énormes difficultés pour prendre le TER. Cela est lié l’état de délabrement de l’axe routier, pour le trafic», a laissé entendre un habitant. Toutefois, c’est ce tronçon qui sépare et relie les deux localités.

Cependant, les maisons riveraines au tronçon sont constamment envahies par des nuées de poussières. Ce qui n’est pas sans conséquence sur leur santé. «Nous sommes exposés à des maladies pulmonaires. Tant que la piste n’est pas goudronnée notre santé va être davantage fragilisée», a déclaré un riverain.  

Lamine DIEDHIOU

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