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Bambey – meurtre de l’icp de Missirah à Koungueul : le SDT-3S appelle l’Etat à veiller sur la sécurité des agents

Le meurtre de l’Infirmier chef de Poste (ICP) de Missirah, dans le département de Kounguel, fait couler beaucoup d’encre et de salives. Le Secrétaire général du Syndicat démocratique des travailleurs de la santé et du secteur social  (SDT-3S), en tournée à Bambey,  dénonce avec la dernière énergie l’assassinat de leur collègue. Il appelle l’Etat à veiller sur la sécurité des agents de santé en service dans les postes de santé et maternités en zones rurales.

«Nous nous inclinons devant la mémoire de l’illustre disparu. Cela pose le  véritable débat de  la sécurité du personnel socio-sanitaire. Parfois, des gens sont agressés dans leurs lieux de travail. Un médecin, un infirmier chef de poste ou un médecin dans un district ou une sage-femme dans une maternité rurale, la nuit, quel que soit la situation, si des personnes viennent le voir, il a l’obligation de les assister. On ne peut dissocier les honnêtes citoyens et les malfaiteurs.

Nous ne parlons même pas du décès du collègue mais des sages-femmes sont violées dans leur poste de santé parce qu’elles ont choisi d’exercer. Cela pose le véritable débat du respect qu’on doit avoir pour les agents de santé. Il s’agit non seulement d’améliorer leurs conditions de travail, mais de leur permettre d’exercer dans des conditions de sécurité. Il y a dans certaines zones où certains comités ont réglé le problème.

La nuit, même avant que la sage-femme ne vienne, il y a quelqu’un du village qui est préposé à la sécurité qui vient la réveiller pour qu’elle  prenne en charge ce malade-là. On ne peut pas ne pas assister les malades, quel que soit  l’heure. Il est impératif pour les autorités, qui en ont le devoir, d’aider les populations, d’aider les agents de santé à assurer leur sécurité.

Dans toutes les régions, les gens ont décidé des journées villes-mortes, de manifester leur mécontentement par rapport à cet acte barbare et assez lâche. Il faudra que les autorités prennent leur responsabilité. Si notre sécurité n’est pas garantie  par les autorités, nous allons prendre notre propre responsabilité.»

 ADAMA NDIAYE

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