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Bilan de la grève : les travailleurs de la justice expriment leur satisfaction

Au terme de deux jours de grève, les 29 et 30 novembre, le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) se félicite des résultats obtenus et se dit prêt à engager une nouvelle manche. Les travailleurs de la justice dénoncent une falsification du projet de décret portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de la justice, adopté par le Conseil des ministres, le 25 juillet 2018.

Le Syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) juge que le mot d’ordre de grève a été largement suivi. Dans un communiqué publié hier, jeudi 30 novembre, le syndicat indique que «les travailleurs de la justice ont clairement affiché leur détermination à arrêter le sabotage contre le statut particulier du cadre des fonctionnaires de la justice orchestré par des juristes de la Fonction publique». Toutefois, le Sytjust dénonce ce qu’il qu’il qualifie de «stratégie du pourrissement» adoptée par Gallo Ba, ministre de la Fonction publique qui, dit-il, «s’est emmuré dans un silence face à la paralysie du service public de la justice que sa posture a provoqué́, au détriment du droit des usagers».

Dans son communiqué, le Sytjust soutient que, «l’attitude du ministre de la Fonction publique ne lui laisse que l’option de décréter d’autres mots de grève dans les jours à venir et continuer la contestation». Pour les membres de ce syndicat, le mutisme affiché par ce ministre, «est la preuve de ce qu’il n’a pas les arguments valables pour justifier son refus d’harmoniser sa position à celle adoptée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui cherche, depuis des mois, à faire cesser le sabotage de la mise en œuvre du statut particulier du cadre des fonctionnaires de la justice». Les travailleurs de la justice pensent que, «cette situation appelle nécessairement l’urgente intervention du président de la République (qui) doit, sans délai, reprendre les choses en mains».

A signaler que le Sytjust vient de finir une grève de deux jours, observée les 29 et 30 novembre 2023. Le motif de la grève est, selon les travailleurs de la justice, «la posture de sabotage adoptée par le ministre de la Fonction publique à l’encontre des efforts consentis par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice qui s’est inscrit dans une dynamique de faire cesser le préjudice subi par les travailleurs de la justice et le désordre statutaire qui commence à gagner le corps des greffiers».  Pour eux, il y a eu une falsification du projet de décret portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de la justice, adopté par le Conseil des ministres, le 25 juillet 2018.

Fatou NDIAYE

 

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