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Buzznalisme, le journalisme à la MNF?(par Adama Gaye)

Buzznalisme, le journalisme à la MNF?

Attachez vos ceintures et sortez les popcorns. La soap-opéra MNF-Goumbala passe, ce soir, à 19h30 GMT, à un autre niveau, sous la forme d’un journalisme réinventé, le Buzznalisme.
Après sa menace de porter plainte contre son invité, rarement vue dans les annales du journalisme classique, là où l’art se conjugue, selon le sérieux New York Times, par la production et diffusion de ce qui est « digne, décent », la prêtresse de la chaîne de télé TV7 promet, en nittou fitneu et histoires, de REPONDRE.
Tremblez, Déballage News and Report, s’en vient. Il faut ajouter du cheveu sur le mouton, faire encore parler, déclencher le buzz…
On croyait la cause entendue. D’avoir invité une honorable personne pour lui coller l’adjectif d’instable, comme si on se trouvait face à un polisson, violemment surpris par une gifle publique pour qu’il se tienne coi.
Il faut avoir été sur son gril pour entendre en direct ses questions hors normes, aussi malveillantes que vicieuses, non-professionnelles, dont le principal objectif est de déshabiller, humilier, son vis-à-vis, pour simplement satisfaire ce qui la fait orgasmer, à savoir son envie, quasi pathologique, de vouloir faire mal. Le tout fait avec la certitude d’une personne qui se croit sans tâches ni louchetés dans sa vie passée ou présente, comme si elle était Madame Propre, s’adjugeant le statut de donneuse de leçons, de mère fouettarde, qui s’en donne à cœur-joie, au mépris de toutes les règles de bienséance et courtoisie professionnelle, en vraie badolo.
Elle se plaint de ce que son retors politicien d’il y a 6 jours ait répondu à sa provocation par une réplique salée.
« Vous en êtes à 3 mariages », fit-il semblant de répondre, dans une vacherie, fausse ou feinte, foudroyante, pour exposer sa propre volatilité personnelle.
« Niaw », s’écrie, depuis lors, le pays entier, comme s’il n’attendait que ce moment où elle serait déshabillée et réduite à néant.
Aussitôt, elle se mit à se tirer les cheveux contre ce qu’elle qualifie d’attaque à sa vie privée.
Tout le monde la trouve grossière de se sentir diffamée.
J’en reste, pour ma part, bouche-bée. Le souvenir me revient en effet de ce soir de Septembre 2019 où, face à elle, je vis, le peuple aussi, une dame, rire moqueur, presque me faire passer pur quelqu’un qui « avait perdu la tête », parce que, informait-elle, « je subissais les contrecoups du décès de mon épouse ».
Non seulement, avais-je fait l’effort de rester stoïque pour ne pas déraper quand elle se mit, sans aucune raison, si l’on s’en tient à sa compréhension de la vie privée, me jeter à la figure une affaire concernant une défunte épouse.
Je compris aussitôt, malgré la surprise, qu’il me fallait éviter d’ajouter à la polémique ni aux révélations qui auraient pu être dévastatrices, mais tous les spectateurs se souviennent comment j’avais fait montre d’une diplomatie, qui ne m’est pas habituelle, afin de lui faire comprendre qu’elle s’engageait sur une zone sensible.
La tentation était pourtant forte, écorché vif que j’étais d’un emprisonnement arbitraire et conscient d’avoir été exemplaire dans le cas de l’épouse évoquée, de rabattre le caquet à quiconque avait pu lui donner des informations, manifestement bancales, sur un moment de ma vie.
Trois ans plus tard, en la voyant s’ébrouer telle une poule mouillée perdant ses plumes, jusqu’à menacer d’ester en justice contre Goumbala parce qu’il l’accuse d’être à son troisième mariage, je reste interloqué par son manque de congruence.
Penser qu’on peut déballer la vie des autres, ou tenter de le faire, et s’en estimer hors de portée? C’est bizarre. Du pur MNF.
Au surplus, comme avec Goumbala, je me souviens, le soir de mon passage à sa télé, de ses ricanements, qu’un fou dans la rue ferait à grands éclats sous les yeux des passants, dont le but manifeste était d’essayer de me ridiculiser sans aucune raison que sa méchanceté dégoulinante…
Or, je n’avais accepté son invitation que pour éclairer la lanterne de mes compatriotes après la campagne nationale de dénigrement, menée par l’Etat et ses relais, dont elle, contre ma personne pour détruire mon nom et ma réputation afin de justifier mon arrestation illégale.
Pendant que je m’évertuais, tout en étant limité par le contexte où je me trouvais -à portée de capture de mes geôliers qui venaient de me libérer après une détention illégale de 53 jours- d’expliquer les tenants et aboutissants, la vérité, sur les causes profondes de cette bavure politico-judiciaire, inédite dans notre histoire, il m’avait aussi fallu être « composé », posé, calme et structuré pour pouvoir faire passer mon message sur mes ravisseurs.
Alors que j’expliquais comment je gagnais ma vie, en portant le titre de consultant, MNF, comme atteinte d’un réflexe Pavlovien, préparée par des coachs, se mettait à rire sans justification. Je ne pouvais, bien sûr, pas dire directement que Macky Sall avait volé les contrats que j’avais obtenus pour le Sénégal, notamment des barils de pétrole, en agissant comme consultant, ni aller au fond de ce que je savais. La voir pouffer de rire m’était insupportable. Je dus prendre mon mal en patience jusqu’au moment où je pus lui décrocher un uppercut KOtisant sur les conditions d’obtention de sa télé, en sous-entendant aussi la sanction de l’IGE contre ses non-prestations, illégales de surcroit, auprès de sa généreuse laiterie PRODAC de Mame Mbaye Niang.
Je ne suis pas le chargé de com ni le défenseur de Mamadou Goumbala mais dans le cas précis où il a été traité d’instable, comme je le fus de fou, par celle qui semble être en mission commando par un régime qui maintient notre pays sous son genou, le tue à grands feux, je peux comprendre qu’il ait pu réagir comme il le pouvait, le sentait, par un coup, certes irrégulier, qui n’a pas fini de désarçonner sa cible.
Attendez-vous donc à du Kassaws Kassaws. Le buzznalisme est le nouveau nom du journalisme en putréfaction dans certaines têtes qui commettent le tort de s’informer à la borne-fontaine, chez les vagabonds-espions du Café situé près de la présidence du Sénégal ou dans certains officines complotistes dont le rêve est, par la dérision, l’assassinat de personnalité, les attaques ad hominem, d’imposer un silence sur les critiques du régime crapuleux qu’ils défendent -sans retenue.
Parce que j’ai vécu ça dans ma chair, dans une prison, en plus du moment cathodique que l’on sait, je remercie Dieu de m’avoir donné la force de me défendre -et d’échapper à cet enfer où la moralité s’est consumée de longue date.
Mamadou Goumbala, tiens bon. Avec ou sans avocats, plainte ou pas, nous ferons face.
C’est quand même irresponsable de coller le sobriquet d’instable à un père de famille, un acteur politique au long cours autant que sujet sans écorchure dans sa vie sociale, donc un homme responsable, diplômé de troisième cycle en économie, ayant blanchi sous le harnais, politique jusqu’au bout des ongles. Ce n’est pas du journalisme, Maïmouna Ndour Faye, et tu seras obligée, de gré ou de force, de penser que s’asseoir sur un plateau de télé donne tous les droits. Dina fi yam.
Yammal.
En attendant, que la tournée des popcorns soit à gogo, continue, nombreuse.
Le Buzznalisme est en show. Sur la chaîne qui l’a créé. Cela mérite un baptême de feu.

Maïmouna, dallal, lii li mouy diour dinaa niaaw lool, yako sombi, et l’assumer avec professionnalisme, c’est le meilleur conseil qu’uon puisse te donner. Tu as cependant le choix d’entrer dans l’arène, et de voir ton NGUIMB se retrouver au diable, te laissant nue.

PS: Dites aux gamins de s’écarter, c’est l’antithèse du journalisme. Nous tous devons apprendre à retrouver le sens des choses. Soignons-nous, cette affaire devient une folie foudroyante.
TOUT LE SENEGAL GUETTE TON PROCHAIN DERAPAGE. CE SOIR?
Le pays en a marre de ses facéties et son comportement irresponsable. Journalisme dou Weddjéisme.
Loumou fii indii dinaniou ko fayy ba may ko lesstek…
Les meilleures farces sont les plus courtes. Doyna Maïmouma-Macky. Le pays est en colère. Contre TOI.

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