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Célébration de la 144ème édition de l’appel : les fidèles Layenne sur les pas de Limamou Lahi

Cambérène, Ngor, Yoff, Diamalaye et les Almadies seront le point de convergence des fidèles layenne qui célèbrent, pendant deux jours (10 et 11 février), la 144ème  édition de l’Appel de Seydina Limamou Lahi. Le thème retenu cette année est : «L’unité, socle de la stabilité sociale et politique».

Le temps d’un week-end, Dakar va vivre l’un des plus grands événements religieux annuels du Sénégal. La 144eme édition de l’Appel de Seydina Limamou Lahi débute ce samedi 10 février 2024.  Pendant deux jours, la communauté layenne va commémorer l’Appel au retour à Dieu,  lancé «subitement, du néant» aux musulmans : «Aajibo dahi Allahi» («Répondez à l’appel de Dieu») ; c’était le 24 mai 1883, à l’âge de 40 ans, sur les monts de Yoff.

Aujourd’hui, samedi 10 février, les fidèles seront à  Cambérène, pour des prières et recueillements au mausolée du premier Khalife et fils aîné de Seydina Limamou Lahi ; il s’agit de Seydina Issa Roukhou Lahi. La commémoration continuera après entre Diamalaye, Yoff, les Almadies et la grotte de Ngor.  Partout, les fidèles layenne se souviendront des «enseignements du Mahdi».

De son vrai nom Limamou Thiaw, pêcheur et agriculteur lébou de Yoff, Seydina Limamou a pris le nom «Lahi», une déformation d’Allah. Seydina Limamou Lahi prône un retour à un Islam rigoureux, combattant notamment le culte des génies et autres «dieux protecteurs» au sein de la société lébou. Seydina Limamou Lahi mourut en 1909. Il laissa, en plus d’un héritage spirituel, cultuel et culturel qui sème l’égalité et la justice sociales, un livre en six (6) parties, connu sous le nom de «Sermon».

Dans sa doctrine et son organisation, la confrérie des Layènes se caractérise, selon les érudits de cette communauté, par «le rejet du système des castes (ses membres prennent tous le nom Laye pour ne pas recourir à leur patronyme qui les stigmatiserait) ; le rejet de la culture religieuse des djinns ; la discipline, l’assistance fraternelle ; le souci d’un Islam «propre et sincère», sans souillure aussi bien physique (ainsi leurs ablutions ne s’arrêtent pas aux chevilles mais remontent jusqu’aux genoux, les vêtements et le lieu de prière doivent être nettoyés) que morale (en évitant les mauvaises actions et en multipliant les bonnes) ; la place importante accordée aux femmes dans le culte». Il y a aussi l’importance des chants religieux à toutes les fêtes religieuses et avant la prière.

Le Comité d’organisation de l’Appel a retenu comme thème, «L’unité, socle de la stabilité sociale et politique». Un thème qui trouve toute sa pertinence et est d’actualité. Cette année, la célébration de l’événement a lieu dans un contexte politique tendu marqué par le report de l’élection présidentielle du 25 février qui est à l’origine de vives désapprobations.

 

 Fatou NDIAYE

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