A LA UNEACTUALITÉS

Changement climatique : le ministère de la Santé renforce la résilience de ses systèmes

Le ministère de la Santé et de l’action sociale (Msas) a tenu hier, mardi 13 mai, un atelier de validation des études de vulnérabilité des systèmes de santé et des communautés dans le cadre de la proposition de projet: «renforcement de la résilience des communautés vulnérables du Sénégal face aux risques et impacts du changement climatique sur la santé » pour un financement du fonds vert pour le climat.

Le changement climatique n’est pas une affaire de l’environnement, il touche tous les secteurs de la vie y compris la santé.  Une préoccupation qu’a bien comprise le ministère de la Santé et de l’action sociale du Sénégal qui a tenu un atelier hier, mardi, sur le projet « renforcement de la résilience des communautés vulnérables du Sénégal face aux risques et impacts du changement climatique sur la santé ». Le projet qui a fait l’objet d’une étude a été validé. Selon Antoine Faye, un des consultants, l’interprétation qui leur a été présentée avec le contexte que ces termes ont décrit démontre qu’ils doivent aujourd’hui prendre beaucoup plus en considération la santé dans la lutte contre le changement climatique. « Ce n’est pas seulement au Sénégal que cela se manifeste, parce que depuis cinq ans, cette thématique prend de plus en plus de l’ampleur. Le Sénégal ne devrait pas être en retard. Et je pense qu’on a bien fait de commencer plus tôt par faire un plan national d’adaptation sectorielle sur la santé », a-t-il renseigné. Pour Mamadou Ndong Touré, conseiller technique en changement climatique au sein de l’Ong Save Childrens international, cet atelier marque une étape cruciale dans ce processus engagé avec beaucoup de rigueur, beaucoup de détermination et dans un esprit de collaboration. « Ce projet, comme je l’ai rappelé tout à l’heure, vise à renforcer notre système de santé. Depuis le démarrage du processus, qui a duré de 2001 à 2020 environ, nous avons travaillé aux côtés des autorités nationales en coordonnant les efforts de planification, en mobilisant l’expertise technique nécessaire et en facilitant le dialogue entre les différentes parties présentes » a-t-il fait savoir. Et d’ajouter : « aujourd’hui, nous sommes fiers d’avoir contribué à ces études de vulnérabilité qui constituent le socle analytique indispensable d’une réponse efficace, adaptée aux réalités locales et conforme aux exigences du Fonds vert ».  Pour Save children international qui a accompagné ce projet, ces études permettent d’avoir toutes les données pour une prise de décision éclairée. Pour l’Unicef qui va prendre le relais sur ce projet démarré par Save children international, sa représentante Lucia Saenz Terrero a soutenu : «  renforcer la résilience climatique du secteur de la santé, c’est garantir que chaque enfant, chaque famille, puisse continuer à avoir l’accès à des services de santé de qualité, même face à des aléas climatiques de plus en plus fréquents et intenses ». Pour y arriver, elle estime que cela implique des infrastructures adaptées, des systèmes d’alerte précoces intégrés, une planification anticipée, des professionnels formés et des communautés préparées. « Les données présentées aujourd’hui sont une contribution essentielle à cette ambition. Elles constituent la base factuelle d’une proposition stratégique actuellement soumise au fondement pour le climat, mais leur utilité dépasse ces seuls projets ». Au niveau du ministère de la Santé et de l’action sociale, le conseiller numéro 2 Docteur Mohamed Lamine Ly a fait savoir que cet atelier de validation marque une étape clé dans la construction du projet de renforcement de la résilience du système de santé et des communautés vulnérables face aux risques climatiques. Un projet ambitieux que le pays entend mettre en œuvre avec l’appui du Fonds vert pour le climat pour un budget global de 28 millions de dollars dont 25 millions en subventions et 3 millions en cofinancement par l’Etat et ses partenaires techniques. « Il s’agit désormais de faire évoluer notre système de santé vers une résilience climatique intégrée. Dans cette dynamique, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a engagé d’importantes réformes parmi lesquelles la migration d’un groupe de travail vers une entité dite santé environnementale ».  Et d’ajouter : « Le présent projet couvrira cinq régions éco-géographiques, Saint-Louis, Matam, Kaffrine, Kédougou et Ziguinchor. Il prévoit de toucher directement plus de 500 000 bénéficiaires et indirectement près de 1,5 million de personnes, avec un accent sur les femmes, les enfants et les groupes les plus vulnérables ».

 

Denise ZAROUR MEDANG  

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page