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Charles Blé Goudé : avec Guillaume Soro, « je demande que cela se règle par la voie du dialogue »

Les autorités ont annulé en raison d’un « risque sécuritaire » un meeting de son parti, le Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), qui était prévu, dimanche 26 novembre, à Yopougon, un quartier populaire d’Abidjan. Face aux motifs avancés par les autorités, Charles Blé Goudé dit « s’interroger », constatant que d’autres évènement sportifs, culturels et politiques ont pu se tenir le même jour. « Je n’ai pas compris pourquoi ce deux poids, deux mesures », explique t-il dans un entretien accordé à France 24 .

S’agissant de l’ancien Premier ministre Guillaume Soro, qui est de retour sur le sol africain (Niger, Burkina Faso et Mali) d’où il critique vivement le régime d’Alassane Ouattara, il dit que « la Côte d’Ivoire sort d’un traumatisme ». Pour lui, « on n’a pas besoin qu’on nous fasse peur encore. Je demande que tout cela se règle par la voie du dialogue ». Quant à Soro, en exil depuis 2019 et sous le coup d’une condamnation à la prison à perpétuité pour atteinte à la sûreté de l’État, il lui enjoint d’éviter de donner le sentiment « que d’un moment à l’autre, on peut attaquer. La culture des armes, il faut la bannir. »

Rentré voilà un an en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé affirme que sa condamnation à 20 ans de prison pour de faits relatifs à la crise post-électorale 2010-2011 est une condamnation politique qui doit trouver une solution politique. Laurent Gbagbo, son ancien mentor, a obtenu en août 2022 une grâce présidentielle dans cette affaire. Celle de Charles Blé Goudé est toujours entre les mains d’Alassane Ouattara. Et Charles Blé Goudé ne doute pas qu’un compromis est possible pour lui permettre d’être candidat à la présidentielle prévue en 2025. « 2025 est la fin d’une génération. 2025 ne s’écrira pas sans moi », affirme-t-il.

Interrogé sur sa prise de distance avec l’ancien président Laurent Gbagbo, il explique : « On ne reste pas lieutenant à vie. On devient colonel, puis un jour général. Je ne suis plus lieutenant, je suis le chef d’un parti politique. »

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