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Concertation sur l’enseignement supérieur : la rencontre zappe la réouverture de l’UCAD et préconise une solution en 11 points

Le Premier ministre Amadou Bâ a présidé hier, à Diamniadio, la rencontre entre le gouvernement et la communauté universitaire. Une rencontre qui n’a pas abordé la réouverture de l’UCAD mais a préconisé un remède-choc en 11 points, pour l’enseignement supérieur en général.

La concertation sur l’enseignement supérieur entre les ministères concernés et la communauté universitaire, sous la présidence du Premier Ministre, Amadou Bâ n’a pas évoqué la question de la réouverture de l’Université Cheikh Anta Diop. Ce sont plutôt des solutions sur la situation générale du secteur qui ont été évoquées.

En 11 points, le Premier Ministre a présenté les solutions sur lesquelles les parties prenantes à la concertation sont tombées d’accord pour booster l’enseignement supérieur en mal de performance, en dépit des moyens colossaux qui lui sont consacrés. Après plus de quatre heures d’échanges, les parties ont se sont entendues sur la nécessité, du MESRI, de concert avec le ministère des finances, de prendre les dispositions pour accélérer la réalisation et la mise en service des chantiers prioritaires. Mais aussi de diligenter les chantiers des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), des espaces numériques ouverts (ENO) et les Instituts Supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP).

Au plan des mesures toujours, le Premier ministre a instruit son ministre des finances de soumettre à validation un planning d’apurement des dettes fiscales, sociales et celles dues aux sociétés de distribution d’eau et d’électricité mais aussi aux repreneurs des restaurants universitaires. Aussi un audit des dépenses sociales a été préconisé afin de mettre en place un mécanisme de rationalisation.

En relation avec les instances académiques, le ministre de l’enseignement supérieur est invité sur un réajustement du calendrier académique. Un calendrier fortement perturbé par la longue fermeture qui a affecté les universités, au lendemain des évènements politiques de mars et juin 2023.

Pour atténuer les effets du déficit de personnel enseignant et de recherche, le ministère de l’enseignement supérieur est appelé à soumettre un plan de validation d’un plan de recrutement, en fonction des besoins de chaque université.

Egalement, les concertations ont mis l’accent sur la nécessité d’accélérer les grands chantiers du ministère, notamment, la finalisation du processus le lancement du projet GAINDE SAT de même que la diligence dans la mise en service du supercalculateur de Diamniadio.

A propos des revendications des étudiants pour la mise à disposition des campus sociaux, encore en chantier, les ministères des finances et de l’enseignement supérieur sont invités à prendre toutes les dispositions pour l’achèvement rapide des résidences.

L’enseignement à distance, qui est devenu une réalité dans le dispositif de l’enseignement supérieur a aussi été abordé dans les solutions. Et dans ce sens, le premier ministre a annoncé un programme spécial d’équipement (outils et connectivité) pour les universités afin de promouvoir l’enseignement à distance.

Enfin, les établissements privés d’enseignement supérieur rentreront bientôt dans leurs fonds. Le ministre des finances a été invité à poursuivre les efforts d’apurement de la dette qui leur est due. Auparavant dans son discours d’ouverture de la rencontre, Amadou Bâ a rappelé les réalisations et les efforts consentis au profit du secteur.

«Des investissements sans précédent ont été réalisés pour améliorer l’accessibilité, la qualité et la pertinence de l’éducation à tous les niveaux » a rappelé le chef du gouvernement. Un tableau qui ne doit pas faire oublier les problèmes qui empêchent encore à l’enseignement supérieur de pouvoir arriver à ses objectifs d’excellence. Il s’agit notamment de l’accès aux financements, de la construction d’infrastructures de qualité, de l’équité dans la distribution de l’enseignement supérieur, du déficit de ressources humaines avec son corollaire en terme de taux d’encadrement. Des problèmes défis qui selon Amadou Bâ doivent être transformés en opportunités de développement du secteur.

D’où l’importance de la rencontre qui permettra, après constat des réalisations et identification des difficultés, «de concevoir des stratégies durables et novatrices pour surmonter les obstacles qui se dressent sur notre chemin», a dit le Premier ministre.

Amadou Bâ a rappelé l’engagement ferme du gouvernement à œuvrer pour un enseignement supérieur de qualité et à même de porter une société du savoir dynamique et prospère, car rappelle-t-il l’ambition du Président Sall est de «faire de l’enseignement supérieur un levier essentiel de développement, un vecteur de création de richesse intellectuelle et économique».

WORE NDOYE

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