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Contrôle des parrainages-suite et pas fin : les recalés jouent la prolongation

La liste des candidats à la présidentielle 2024 ayant franchi l’étape des parrainages, arrêtée par le Conseil constitutionnel, n’en finit toujours pas de susciter le tollé au sein de  la classe politique, surtout des recalés de ce premier filtre des candidatures au fauteuil présidentiel. Hier, jeudi 11 janvier, les anciens candidats Aminata Touré, Bougane Guèye Dany et Abdourahmane Diouf ont «clashé» le contrôle des parrainages mais sans manquer de se mettre en ordre de bataille pour déloger le régime en place.   

Déboutés de leur aspiration à postuler à la succession du chef de l’Etat  Macky Sall qui a renoncé au troisième mandat présidentiel, les candidats recalés par la Commission de contrôle des parrainages mise en place au Conseil constitutionnel, continuent encore de bander les muscles et de clamer urbi et orbi la « spoliation » dont ils auraient été victimes. A l’instar de l’ancienne Première ministre Aminata Touré, de Bougane Guèye Dany de Gueum sa bopp et d’Abdourahmane Diouf d’Awalé. Des candidats à l’élection présidentielle du 25 février qui n’ont pas franchi l’étape de contrôle des parrainages qui s’est achevée, mardi, au Conseil constitutionnel, et qui a validé provisoirement une liste de 21 prétendants potentiels à la magistrature suprême.

En conférence de presse conjointe tenue donc à Dakar hier, mardi 11 janvier, pour interpeller l’opinion sur leur cas, notamment au niveau du Conseil Constitutionnel qui a jugé leurs dossiers inaptes à passer le cap du parrainage, Aminata Touré, Présidente de Mimi2024, Abdourahmane Diouf, président de la coalition Abdourahmane 2024 et Bougane Guèye Dany, leader de la coalition Guem Sa Bopp, ont joué les prolongations de ce bras de fer qui les a opposés aux « 7 Sages ». L’ancien Premier ministre Aminata Touré qui a pris la parole en premier, n’a pas ainsi fait dans la dentelle.   « Nous avons tous les mêmes problèmes. C’est un véritable tripatouillage et une manipulation de nos parrains. Nous devons nous unir face à Macky Sall et ses hommes. Il ne nous reste plus beaucoup de temps. Juste 45 jours. Au Sénégal, nous devons établir les responsabilités. Nous ne devons pas rester les bras croisés », a martelé la présidente de Mimi 2024.

Abondant pratiquement dans la même perspective, le Dr Abdourahmane Diouf a mis l’accent sur la nécessité de faire bloc avec Bougane Guèye Dany et Aminata Touré, tous deux recalés,  pour faire face à Macky Sall. « Nous avons su que ce n’est pas une compétition, mais nous sommes dans une logique d’unité de combat… », a affirmé avec force conviction le leader de Awalé. Dans la foulée, il n’a aussi pas manqué de dénoncer ce fichier électoral pas encore mis à la disposition des candidats. Mais surtout, les irrégularités dans le système qu’ils ont, en tant que candidats, notées au Conseil constitutionnel. De suite, le Dr Abdourahmane Diouf a appelé «  tous les recalés à se retrouver au Conseil constitutionnel pour déposer tous les recours et individuellement ».

Toute chose qui ne semble plus intéresser  le patron de Guem Sa Bopp. Pour cause, Bougane Guèye Dany a relevé qu’il n’était point opportun pour lui de s’accrocher au parrainage. « Je ne ferai plus de recours. Pas parce que je ne suis pas résilient, mais parce que je connais bien ceux qui sont en face… ». Et d’affirmer sans ambages que « Le combat ne fait que commencer. Ce n’est pas une bataille juridique qui fera reculer ces gens en face. Il nous faut nous organiser». Une manière de dire qu’ils doivent continuer d’être en ordre de bataille pour faire reculer le régime en place « comme cela a été le cas pour le troisième mandat».

M DIENG

 

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