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COUVERTURE ÉLECTORALE : L’APPEL DE DE LA CONVENTION DES JEUNES REPORTERS DU SÉNÉGAL AUX PATRONS DE PRESSE

La convention des jeunes reporters du Sénégal poursuit sa tournée de sensibilisation sur la couverture électorale en collaboration avec le conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra). Après Thiès et Diourbel, c’est au tour des professionnels des médias des régions de Saint-Louis , MATAM et Louga d’être capacités sur la couverture médiatique des élections et le rôle des journalistes. Dans son discours, le président de la convention des jeunes reporters du Sénégal, Migui Maram Ndiaye a invité les entreprises de presse à prendre toutes les dispositions pour mettre leurs reporters dans les conditions optimales afin qu’ils puissent mener à bien leur mission. Il estime que c’est une exigence non seulement pour assurer la sécurité des reporters, mais aussi pour leur permettre de travailler de manière efficace.

M. Ndiaye a relevé le caractère délicat et dangereux de la période électorale si les reporters sont laissés à eux-mêmes, à la merci des candidats, qui les transportent, les hébergent, assurent leur restauration. « Une situation qui crée parfois une familiarité voire une dépendance qui n’est pas de nature à favoriser le respect de certaines règles d’éthique et de déontologie’’, a rappelé le président de la CJRS.

 » Je ne parle même pas des risques en rapport avec leur sécurité, leur dignité… Je n’ai pas besoin de rappeler le drame de Sikolo à Tambacounda qui aurait pu coûter la vie à des confrères. Je n’ai pas non plus besoin de rappeler toutes les difficultés rencontrées par des confrères pour trouver un endroit où dormir, s’arrêter pour manger, faire leurs besoins parce que le chauffeur est sous les ordres de l’équipe de campagne », a déclaré Migui Maram Ndiaye.

Il a rappelé que, selon la charte du journaliste sénégalais, le journaliste est assujetti à un certain nombre de principes dont le respect de la vérité sans tenir compte d’aucune considération personnelle, la défense de la liberté d’expression, d’information, de commentaire, de critique, sans aucune sorte de censure ou d’autocensure et enfin la non altération l’information en taisant par exemple des éléments essentiels. Le président de la CJRS estime qu’il sera difficile, pour certains confrères, de respecter ces règles s’ils ne sont pas de bonnes conditions de travail.

Migui Maram Ndiaye a invité ainsi le patronat de la presse à réfléchir sur les modalités de remédier à ces anomalies, pour mieux garantir le droit du public à une information de qualité. Pour cela, il a préconisé de mutualiser les moyens pour la prise en charge du transport et de l’hébergement des reporters. « C’est largement à la portée des entreprises de presse », soutient-il.

Migui Maram Ndiaye s’est par ailleurs réjoui de la collaboration avec le CNRA. « Le conseil national de régulation de l’audiovisuel non seulement financé ces séances d’informations et de sensibilisation mais a également octroyé 1000 Gilets aux professionnels des médias pour assurer leur sécurité durant la campagne électorale’’, a-t-il conclu

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