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Crise scolaire: le G20 annonce son 5e plan d’action

Le G20, cadre regroupant une vingtaine de syndicats d’enseignants de l’élémentaire et du moyen secondaire au Sénégal, a renouvelé ses instances. Face à la presse hier, au siège de l’UDEN, le coordonnateur national, Ardo Fall et ses camarades ont annoncé que le G20 a lancé son 5e plan d’actions pour compter les 1er 2 et 3 mars.

Cette conférence de presse du G20 se tient dans un contexte particulier marqué, entre autres, par la crise dans le secteur de l’Education et de la Formation et les négociations entre le Gouvernement et les syndicats du G7. Selon  Ardo Fall, Coordonnateur du G20,  ces  négociations ont abouti à un protocole d’accord que des syndicats ont signé, d’autres s’étant réservés de le signer au motif qu’ils souhaiteraient recueillir l’avis de leurs bases. «S’il est vrai que des efforts non négligeables ont été consentis par le gouvernement, force est de reconnaître que l’objectif principal qui consiste à la correction des iniquités criardes enregistrées dans le système de rémunération des agents de la Fonction publique, demeurent encore une préoccupation. Nous imaginons toute la frustration des collègues qui se sont engagés sans réserve dans la lutte syndicale pour la correction effective du système de rémunération des agents de la fonction publique. Ce combat qui avait suscité beaucoup d’espoir est dévoyé et s’est soldé par une augmentation des salaires qui est très loin de ce gap considérable à combler », se désolent-ils.

Il faut noter, pour s’en désoler, des iniquités incompréhensibles au sein de l’Enseignement avec des incohérences inexplicables dans l’octroi de l’Indemnité de recherche documentaire entre le corps des PCEMG (Bac +2) et celui des Instituteurs (Bac +1) (cf. Protocole d’accord).  « A ces manquements s’ajoute la non-prise en compte de certains points aussi essentiels de notre plate-forme revendicative par nos fameux représentants à la table de négociation, sans doute parce qu’ils étaient plutôt préoccupés par ces relations de rejet mutuel que ces anciens alliés (G5 et G2 du G7) entretiennent », ajoute notre interlocuteur.

Le G20 condamne ce retournement inattendu de situation qui découle de l’éclatement inacceptable du G7 en G2 et G5, mais aussi et surtout du refus par ces deux sous-groupes, d’une même et unique réalité, de mener ce combat ensemble. « Cette division a fini d’affaiblir la lutte et a installé des barrières entre les enseignants de différents corps, provoqué des discours dont la seule fonction est de semer la zizanie entre des agents qui doivent en toutes circonstances rester solidaires et complémentaires. Cette responsabilité incombe entièrement au G7 dont certains responsables n’ont pas hésité de tenir des propos insensés à l’endroit des Instituteurs, qui n’ont, à leur tour, malheureusement pas tardé de répliquer », fustigent les syndicalistes.

Pour Abdourahmane Kane,  secrétaire général de l’Union des enseignants du Sénégal affilié à CNTS et membre du G 20, ils étaient venus pour exploiter le protocole d’accord. « On s’est rendu compte qu’il y avait des manquements, rien n’ayant été dit pour ce qui concerne la retraite à 65 ans de façon optionnelle, le traitement des décisionnaires qu’on doit mettre dans d’un des corps assimilées des fonctionnaires et de l’habitat social », ajoute-t-il.

Ce qui est paradoxale, ceux qui ont signé le protocole d’accord, c’est ceux qui ont commencé la grève en dernier lieu. La grève a été déclenchée  d’abord par le G2, composée du SAEMS et du CUSEMS, rejoint par le G20 et le G5.

Le G20 fustige tous les comportements qui sont de nature à diviser les enseignants et appelle à l’unité et à la solidarité mutuelle. Il demande aussi à tous les enseignants de tous les ordres, d’être à son écoute et de rester mobilisés pour répondre aux appels éventuels qu’il pourrait faire en cas de manquements à l’application des accords et pour la résolution des autres points inscrits dans sa plateforme revendicative en cours. « Car les points non encore réglés de la plateforme revendicative sont aussi importants que ceux qui ont été abordés lors des négociations.

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