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Critiques contre la justice : le bâtonnier Mamadou Seck salue la résilience du système

Les nombreuses critiques à son encontre n’ont pas ébranlé la justice. L’avis est du bâtonnier de l’ordre des avocats, Mamadou Seck qui s’exprimait à la cérémonie de rentrée des cours et tribunaux d’hier, jeudi 25 janvier.

La rentrée solennelle des cours et tribunaux est le moment pour les acteurs de la justice de revenir sur des questions qui concernent leur institution. Le bâtonnier de l’ordre des avocats, Mamadou Seck, n’a pas dérogé à la règle. Dans son allocution il est revenu sur les critiques contre la justice. « L’audience solennelle doit, une fois l’an, rappeler la finalité́ de l’institution judiciaire, pilier de notre Etat de droit, outil majeur de notre cohésion sociale et nationale. Pour cela, nous ne pouvons pas nous empêcher de jeter un regard évaluatif sur son fonctionnement depuis notre dernière rencontre du 23 janvier 2023. Nul n’ignore et il se trouvera vraisemblablement peu de gens pour contester que l’année 2023 a été une année au cours de laquelle, il a fallu à l’institution judiciaire, pour tenir debout, énormément de résistance à la critique, à l’outrance des attaques quotidiennes, aux allégations relatives à son prétendu laxisme, en somme à la remise en cause de la légitimité́ de son action », dit-t-il se réjouissant par ailleurs du fait que, « l’institution judiciaire a tenu et n’a été ni un dégât collatéral, ni une variable d’ajustement de la vie politique tumultueuse et du contexte social compliqué de notre pays ».  Pour le bâtonnier, il faut  éviter ; «  la justice à géométrie variable qui dépasse l’idée du parti-pris pour mettre, chaque fois que besoin, en exergue les disfonctionnements jurisprudentiels dans le rendu de la justice ; l’insuffisance des charges et l’irrégularité́ procédurale et le fait de ne pas veiller à la bonne application de la loi et à la défense de l’intérêt général ».  Devant le président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), le bâtonnier Mamadou Seck  a porté les doléances de son ordre. « Nous disposons d’une dotation annuelle à l’assistance judiciaire que vous avez bien voulu porter à la somme de 600.000.000 FCFA en 2020. Mais les règlements ne sont pas réguliers. Nous n’avons pas encore reçu les dotations relatives aux années 2021, 2022, et 2023 », signale-t-il. Selon toujours le bâtonnier, « le barreau est aux exigences des nouvelles règles communautaires qui nous imposent la mise en place d’une École d’Avocats pour la préparation à l’examen du CAPA, la formation initiale et la formation continue ».  Les avocats éprouvent aussi des difficultés pour couvrir les frais supplémentaires de la construction de l’École des avocats à Diamniadio après l’apport de l’Etat évalué à cinq cent (500) millions  de francs CFA qui représente le quart du budget de financement.

 

Fatou NDIAYE

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