Diourbel /assises nationales sur les daaras : le Collectif national des daaras approuve

Le Collectif national des daara salue la tenue des Assises nationales sur les daaras, ce mardi, suite à une volonté du chef de l’Etat Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Le Président de ce collectif Serigne Omar Tandiang qui s‘exprimait à l’occasion de la 18ème édition de la Ziara annuelle d’Elhadj Mbacke Tandiang dit être en phase avec le Premier Ministre Ousmane Sonko pour la création d’une agence nationale chargée des affaires religieuses.
Le Collectif national des daaras salue la mesure prise par le Président Bassirou Diomaye Faye d’organiser à partir de ce jour, mardi, les Assises nationales sur les daaras. La cérémonie de lancement de ces Assises est prévue ce 13 Mai à l’institut islamique de Dakar. Pour le président du Collectif national des daaras, la concertation est à la base de toute prise de décision. « Nous tendons donc la main au gouvernement pour que ces discussions puissent déboucher sur le développement mais aussi la promotion du daara en vue de donner à celui-ci sa véritable place dans le système éducatif ». Le Collectif national des daaras approuve par la même occasion l’idée de création d’une agence nationale des affaires religieuses agitée par le Premier Ministre Ousmane Sonko lors de sa visite à la Daaka de Medina Gounass. « Nous pouvons dire au nom du collectif et des chefs religieux qu’il s’agit d’une idée géniale. Le Tout-Puissant avait dit au Prophète qu’il faut se concerter avec les fidèles musulmans. Cela facilitera la tache car il n’y a que des croyants au Sénégal. Le daara est une offre éducative qui doit être bien organisée surtout dans un contexte où il a mauvaise presse au niveau de l’opinion. Ceux qui sont souvent critiqués ne sont même pas des Sénégalais. Il s’agit souvent des étrangers qui débarquent au Sénégal avec des enfants pour, disent-ils, apprendre le coran alors que dans la réalité, ce n’est pas exact. Nous demandons au gouvernement de réglementer et d’organiser les daaras au Sénégal. Il y a un véritable désordre, chacun fait ce qu’il veut. L’Etat ne doit pas croiser les bras. Ceux qui sont dans les daaras ne peuvent cautionner ces pratiques qui ternissent l’image des daaras ». Et de conclure : « Le Collectif national des daaras veut être associée à toutes les questions &ducatives ». Selon lui, cette offre éducative doit être intégrée dans le système classique en vue de booster le taux brut de scolarisation.
ADAMA NDIAYE



