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Diourbel /redynamisation du comité régional intersectoriel de lutte contre les pires formes de travail des enfants : les acteurs locaux s’engagent

Un atelier sur la redynamisation du comité intersectoriel régional  de lutte contre les pires  formes du travail des enfants se déroule entre mardi et mercredi à Diourbel. Il s’agit, selon  Madame Sow Mame Coumba Thiao, inspectrice du travail et de la sécurité sociale par ailleurs coordonnatrice de la cellule de lutte contre le travail des enfants, de réactualiser ces comités en vue de leur permettre de jouer pleinement leur rôle de coordination et de suivi de la lutte contre les pires formes de travail des enfants.

La dernière enquête sur le travail des enfants de l’ANSD en 2005 faisait état d’un million 400 mille enfants travailleurs au Sénégal repartis dans le petit commerce, dans la mendicité etc. La pauvreté et un système d’éducation défaillant sont entre les causes du travail des enfants mais aussi l’absence d’extraits de naissance. Ces   enfants travailleurs sont issus généralement de familles pauvres. En dehors de la pauvreté, il y a selon Madame   Sow  née  Mame Coumba Thiao, un système éducatif  défaillant. « L’enfant peut faire beaucoup de kilomètres entre son  domicile et son école. Cela peut décourager l’enfant. La  rencontre de redynamisation du comité intersectoriel régional de lutte contre le travail des enfants constitue une réponse pour lutter contre ce fléau. Le gouvernement du Sénégal a adopté la convention 182 où on a fixé les pires formes de travail des enfants. Au Sénégal par un arrêté, on dresse une liste de 7 types de formes de pire travail des enfants dont la mendicité, le travail des enfants dans les eaux souterraines, dans les marchés, dans les chantiers au niveau du secteur informel en général. La dernière enquête sur le travail des enfants  faisait état d’un million 400 mille  enfants travailleurs au Sénégal ». Et elle poursuit : « Entre 2004 et 2005, consécutivement à la ratification des conventions 138 et 182, des comités à l’image de ce comité-là ont été institués par arrêté des gouverneurs. Ces comités qui étaient des mécanismes institutionnels de coordination et de suivi des activités de lutte contre le travail des enfants étaient en léthargie. L’objectif de cet atelier  est   de redynamiser ces comités pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle ». Et de rappeler qu’ il est  défini  comme enfant toute personne âgée de moins de 18 ans  par la Convention internationale des droits de l’enfant et la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. L’adjoint au gouverneur chargé du développement  de Diourbel, Djibril Diop, s’engage à adopter les recommandations issus de cet atelier par la mise en place de ce comité de lutte contre les pires formes de travail des enfants. Il s’agit entre autres de la conduite des motos Jakarta par les enfants mais aussi du phénomène de la mendicité.

ADAMA NDIAYE

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