ECONOMIE

Économie : Avec une baisse de 9,18%, le Franc CFA connait son niveau le plus bas face au dollar

L’euro continue son déclin face au dollar US, et entraîne dans sa chute le franc CFA qui lui est rattaché par un accord de parité fixe. La situation entraîne de bons et mauvais points pour les pays africains concernés.
Le franc CFA, la monnaie utilisée par les 14 pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC), s’est déjà déprécié de 9,18% face au dollar américain depuis le début de l’année 2022, peut-on constater selon des données publiées par la plateforme xe.com qui sert de référence en matière de change.
Le billet vert s’échange désormais contre 628,5 FCFA, et c’est son niveau le plus élevé depuis le 4 juillet 2017. Ce n’est pas le fait d’une monnaie coloniale qui n’a aucune valeur comme pourrait le défendre une partie de l’opinion publique africaine anti-FCFA. Elle est surtout en lien avec l’euro, une devise à laquelle elle est rattachée par une parité fixe.
Or, la Banque centrale européenne (BCE) semble être à court d’options face à l’inflation internationale causée par une crise dans la chaîne d’approvisionnement mondiale, le risque d’une crise énergétique majeure en raison du conflit entre la Russie et l’Ukraine alliée des Européens, et une dette publique importante qui rend la Banque prudente à relever facilement ses taux.
Les monnaies dites flottantes de plusieurs autres pays ont connu des dépréciations plus fortes. C’est le cas de la livre égyptienne qui a reculé de 19,7% ou encore du cedi, dont la valeur a baissé de 31,18%. L’évolution actuelle du FCFA face au dollar entraîne un ensemble de conséquences que les banques centrales de l’UEMOA (BCEAO) et de la CEMAC (BEAC) devront suivre.
Techniquement, en raison de la parité fixe, les achats de produits en provenance de la zone euro devraient être plus compétitifs pour les pays africains de la zone CFA. Mais le partenaire européen dépend lui aussi de la chaîne mondiale d’approvisionnement où les factures sont payées majoritairement en dollar. Ce qui entretient une inflation dans la zone, qu’elle transmet à ses partenaires africains.

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