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Elections législatives fixées au 31 juillet : Le PDS doute, l’APR rassure

Les choses prennent forme. Dans 6 mois, les élections législatives auront lieu. Le Parti démocratique sénégalais (Pds), doute, l’Alliance pour la république (Apr) rassure. Ndiaga Sylla, expert électoral explique.

Les élections législatives sont fixées au 31 juillet prochain. Le Chef de l’Etat a informé le Conseil de la décision de fixer la date des élections législatives au dimanche de cette même date. Mais déjà le Parti démocratique sénégalais (PDS) met un doute sur la tenue de ces joutes à la date annoncée. Pour la majorité présidentielle, nul besoin de polémiquer. Car « elles se tiendront à date échue. Organiser une élection est une chose, la bien tenir en est une autre. »

Le calendrier électoral bien que respecté, ne semble convaincre le Pds qui ne croit pas aux promesses de Macky Sall, avec qui, « on doit s’attendre à tout », selon Maguette Sy, secrétaire national adjoint, chargé des élections du Pds. « Je disais que j’étais très sceptique quant à la tenue de ces élections législatives à la date du 31 juillet. Macky annonce la tenue des joutes, rien n’est vraiment précis », dit-il. A l’en croire, la position du Pds est une position de principe. Pour le camp du pouvoir, ce doute ne se justifie pas. Les élections auront lieu à date échue. Pour Benoît Sambou, chargé des élections de l’Apr, « si les élections locales ont été retardées c’est parce qu’ils étaient dans le processus de révision et d’évaluation du processus électoral et de l’audit du fichier à la demande de l’opposition. » Benoit Sambou ajoute aussi que « le gouvernement a toujours œuvré à faire respecter le calendrier républicain ».

Les éclairages de Ndiaga Sylla, expert électoral

Il ne reste plus que 6 mois, mais il existe des étapes à franchir. Il s’agit de la phase pré-électorale, la phase électorale, entre autres. Déjà, le compte à rebours a démarré. Selon Ndiaga Sylla, expert électoral, sur la Rfm, « il y a la fixation du montant de la caution qui doit intervenir 150 jours avant la date du scrutin. Normalement, il doit y avoir une révision exceptionnelle des listes électorales comme le prévoit la loi, durant une période qui sera très serrée et avec une phase qui sera suivie du contentieux et la définition des cartes d’électeurs. » La déclaration de candidature est une étape importante dans le processus. Il existe des préalables dont la question du parrainage. « Il y a la collecte du parrainage. Il y a une modification sur la période de dépôt des candidatures », indique l’expert électoral, Ndiaga Sylla.

Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur va sortir un arrêté pour publier les candidatures retenues. Mais là aussi, il y aura une période contentieuse qui va permettre aux mandataires dont les candidatures ont été rejetées de saisir le Conseil constitutionnel. Après toutes ces étapes, la campagne sera ouverte en direction du scrutin.

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