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Envois de fonds des migrants sénégalais : une manne financière en mal de revalorisation

Les migrants sénégalais envoient environ 2 milliards F Cfa par jour. Ces envois de fonds des émigrés sénégalais sont devenus la principale source de financement de l’économie nationale  dépassant de loin l’aide au développement. Toutefois, ces flux financiers devraient être orientés vers des domaines ayant  un meilleur impact socio-économique sur les populations, notamment l’investissement dans des secteurs productifs.

La migration a un apport considérable dans  l’économie sénégalaise. Chaque année, ce sont  plusieurs  milliards de francs qui sont transférés vers le pays.  Les migrants sénégalais envoient environ 2 milliards F Cfa par jour. En 2021, les migrants sénégalais ont transféré 1.600 milliards de francs CFA à leurs proches, soit une hausse de 5%. Ce qui représentait 10,5 % du produit intérieur brut du Sénégal sur la même année. En 2022, les Sénégalais résidant à l’extérieur ont transféré 1700 milliards FCFA vers leur pays, d’après les données de la Balance de paiement. Ces envois de fonds des émigrés sénégalais sont devenus la principale source de financement de l’économie nationale  dépassant de loin l’aide au développement. En termes d’impact économique et social, il est établi que les fonds transférés par les migrants portent à la hausse non seulement le revenu des ménages et la croissance, mais également participent à l’équilibre de la balance des paiements en améliorant les réserves de change du pays d’origine de ces migrants. En revanche, compte tenu de la configuration structurelle de notre économie peu industrialisée, les envois de fonds sont destinés pour l’essentiel à l’alimentation des populations et à la couverture des besoins sociaux de base, et peu à l’épargne et à l’investissement. Pour les migrants bénéficiant de hauts revenus, les transferts destinés à l’investissement sont transférés vers les banques pour alimenter des comptes de dépôts ou à terme, mais aussi à l’érection d’infrastructures sociales de base dans les collectivités locales (cases ou centres de santé, marchés, projets de jardinage etc.). S’ils sont pourtant bien encadrés, relèvent les spécialistes, les transferts de fonds des migrants peuvent permettre de trouver des financements adaptés et constituer des alternatives solides par rapport au renforcement des ressources financières des collectivités territoriales.

NDEYE AMINATA CISSE

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