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États-Unis: Donald Trump victorieux dans douze États lors du «Super Tuesday»

Donald Trump a raflé, mardi 5 mars, douze États en jeu dans la grande journée électorale du « Super Tuesday », confirmant sa marche triomphante vers l’investiture républicaine face à sa rivale Nikki Haley et ouvrant la voie à son match retour avec Joe Biden. Ce dernier, côté démocrate, ne fait face à aucune opposition sérieuse et a déjà remporté 13 États.

L’ancien président Donald Trumpâgé de 77 ans, a déjà été déclaré vainqueur de douze États par plusieurs médias américains : la Virginie, la Caroline du Nord, l’Oklahoma, le Tennessee, l’Alabama, l’Arkansas, le Texas, le Maine, le Massachusetts, le Minnesota, le Colorado et la Californie.

Pour sa part, Nikki Haley, la dernière rivale républicaine de Donald Trump, a remporté la primaire du Vermont, privant l’ancien président d’un grand chelem lors du « Super Tuesday ». Le candidat républicain a salué « une soirée formidable »  devant ses partisans réunis dans sa résidence Mar-a-Lago, en Floride. Depuis le 15 janvier et en dépit de ses ennuis judiciaires, il a remporté quasiment toutes les primaires organisées par son parti. Les démocrates en ont de nouveau pris acte mardi soir, appelant leur base aux dons.

Le camp Trump appelle Haley à se retirer

Au Texas, État le plus peuplé des États-Unis avec la Californie, et surtout bastion républicain, Donald Trump et ses soutiens locaux ont été plébiscités, explique notre correspondant à Houston, Thomas Harms. L’ambiance y est à la fête. Donald Trump est largement en tête dans la primaire républicaine, devant Nikki Haley, qui pointe à moins de 20% des suffrages. L’autre personnalité importante au Texas, le conservateur Ted Cruz, est lui plébiscité avec 89% des votes. Et dans la salle, on ne cache pas sa satisfaction ; même au niveau local, ce sont les plus trumpistes qui ont gagné.

Avec plus de 92% des délégués remportés lors de « Super Tuesday », Donald Trump peut déjà se tourner vers l’élection de novembre. L’un de ses porte-paroles a appelé Nikki Haley a jeté l’éponge désormais : « La primaire est terminée, l’élection générale commence. » Le maintien de l’ancienne ambassadrice de l’ONU pose deux problèmes au camp républicain : elle capte encore le soutien financier de plusieurs grands donateurs – alors que les caisses de Trump sont au plus bas – et elle empêche tous les républicains de se rallier derrière une seule figure face à Biden.

Une élection organisée au niveau de l’État en Utah

Donald Trump caracole en tête des sondages dans l’Utah, comme le souligne nos envoyés spéciaux sur place, Aabla Jounaidi et Julien Boileau. L’Utah est un État conservateur où le Parti républicain a décidé d’organiser son propre sondage. Il a effectivement demandé aux sympathisants de venir en personne assister aux caucus dans leur quartier respectif. Des réunions où ces électeurs vont s’écouter respectivement et choisir, à l’issue, leur candidat à la présidentielle de novembre. Peu de suspense dans le district de Cotton Woods, au sud de Salt Lake City ; toutes les personnes interrogées opteront pour Donald Trump.

Dans le lycée où se tient la soirée, certains évoquent comme motivation l’économie, d’autres réclament tout simplement vengeance pour s’être fait voler la victoire en 2020 par Joe Biden. D’ailleurs, le vote lors de ce caucus républicain se fait avec un bulletin en papier pour les électeurs, garantie d’un vote infalsifiable. Le Parti républicain de l’État tenait à ce vote physique au lieu d’une primaire organisée par l’État. Mais il en ressort un certain chaos. Après quelques heures, tout le monde n’est pas encore entré pour voter, et plusieurs personnes tentent encore de trouver leur nom sur les listes. Le chef du parti républicain de l’Utah, présent sur place, reconnaît que trop de personnes ont été convoquées à ce centre, mais moyennant un peu de retard, la participation n’en serait que meilleure, selon lui.

Joe Biden en tête sans surprise du côté des Démocrates

Côté démocrate, le président Joe Biden, brigue un second mandat et ne fait face à aucune opposition sérieuse. Les candidatures de deux démocrates lancés à sa poursuite, l’élu du Minnesota Dean Phillips et l’autrice à succès Marianne Williamson, n’ont jamais vraiment suscité d’enthousiasme, malgré les critiques récurrentes sur l’âge du président (81 ans) ou son soutien à Israël.

Sans surprise, Joe Biden a déjà remporté mardi soir les 13 premiers États en jeu, ainsi que l’Iowa qui organisait un vote par correspondance ces dernières semaines. Seul léger bémol : le président américain a été battu par un illustre inconnu dans un petit territoire. Dans les Samoa américaines, archipel du Pacifique, c’est Jason Palmer qui l’a emporté avec 51 voix contre 40 pour Biden.

RFI

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