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Faire du Sport, un enjeu électoral primordial (Par Alain Claude MONTEIRO)

 Le Sport joue un rôle prépondérant dans la société par sa dimension éducative, sa contribution à la santé et au bien-être des individus. Du statut de simple activité de maintien et d’entretien physique, le sport est devenu une activité économique qui génère beaucoup de revenus pour l’athlète, pour l’entraîneur, pour le club, pour  le pays.

Le mouvement sportif sénégalais, c’est des centaines de milliers d’hommes et de femmes enthousiastes et vertueux, profondément ancrés dans les valeurs de solidarité et de fairplay, et fortement engagés dans le service public du sport.

Ces citoyens sénégalais de toutes les catégories sociales méritent à bien des égards que les candidats à la magistrature suprême leur accordent une attention particulière et prennent en compte leurs aspirations pour un développement du Sport au Sénégal.

  • Promouvoir l’animation sportive et favoriser le développement d’un sport pour tous.
  • Renforcer le sport associatif comme vecteur d’éducation et de cohésion sociale.
  • Améliorer la performance de nos sportifs de haut niveau.
  • Définir et appliquer une politique sportive ambitieuse qui intègre l’offre sportive dans l’aménagement du territoire et dans tous les programmes de développement à caractère social, éducatif, économique, et sanitaire.

A partir de 10 constats intangibles, les sportifs du Sénégal voudraient recommander aux candidats à la Présidence de la République la prise en compte de   propositions et suggestions en vue d’y apporter des solutions.

1er Constat : La volonté politique dans l’approche globale de la pratique des activités sportives scolaires et extrascolaires est faiblement déclinée et le cadre juridique qui régule cette pratique ne répond plus aux exigences du sport moderne.

Fort de ce constat, le mouvement sportif sénégalais souhaiterait   un engagement ferme du candidat sur les propositions suivantes :

  • Favoriser le développement de l’éducation physique et sportive dans le milieu scolaire et aménager des passerelles avec le mouvement sportif.
  • Définir un nouveau cadre réglementaire de la pratique sportive en adoptant un nouveau Code du Sport au Sénégal

2e Constat : La promotion de la pratique sportive multidisciplinaire sur toute l’étendue du territoire national se heurte à une insuffisance notoire d’infrastructures d’accueil et à un défaut de politique sportive locale, comme le démontre l’absence d’actions en faveur du développement du sport dans les plans régionaux et départementaux.

Fort de ce constat, le mouvement sportif sénégalais souhaiterait un engagement ferme du candidat sur les propositions suivantes :

  • Faire de la promotion des bienfaits de la pratique sportive sur la santé et le bien être des sénégalais une priorité de santé publique, et mettre en œuvre des programmes locaux de développement sportif à la base.
  • Aménager des infrastructures sportives multisports de qualité dans tous les départements et les communautés

3e  Constat : Le rôle d’acteurs fondamentaux des Fédérations sportives, des associations et des clubs dans l’exercice d’une mission de service public du sport ne se manifeste pas à sa juste valeur au regard du sentiment d’abandon ressenti, et matérialisé par une carence de moyens de fonctionnement.

Fort  de ce constat,  le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait   un engagement sur  les propositions suivantes :

  • Affirmer la reconnaissance de l’utilité sociale des Fédérations sportives, des Associations, des clubs et garantir leur fonctionnement optimal par l’allocation de subventions annuelles conséquentes.
  • Favoriser l’émergence d’une pratique et d’un encadrement professionnel, à travers la formation, afin de développer dans les associations les pratiques sportives modernes d’animation et de haut niveau.

4e  Constat : La politique du sport de haut niveau et sa gestion  doivent être repensées, avec comme objectif central la performance.

Fort  de ce constat le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait  un engagement sur  les propositions suivantes :

  • Définir le statut du Sportif de Haut Niveau (athlète, entraineur, officiel), lui assurer toutes les conditions de performance et de réinsertion professionnelle.
  • Mettre en place un nouveau dispositif qui allierait la coordination, la cohérence l’accompagnement et l’expertise, piloté par le mouvement sportif avec la création d’une structure au sein du CNOSS en charge de coordonner,  de suivre et d’évaluer les programmes élaborés par les fédérations sportives.

5e  Constat : La répartition des compétences entre l’Etat et les collectivités territoriales dans le  domaine du sport n’est pas clairement définie, ce qui ne facilite pas la structuration et le développement de la pratique sportive dans les collectivités locales.

Fort  de ce constat,  le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait   un engagement sur  les propositions suivantes :

  • Clarifier ces compétences et assurer la présence du mouvement sportif au sein des instances locales de concertation.
  • Traduire en actes matériels les compétences transférées dans le domaine du sport par des engagements financiers conséquents.

 

6e  Constat : Il n’existe pas au Sénégal de  « pôle d’excellence sportive » qui  regroupe le siège du CNOSS, les sièges des fédérations, un centre de documentation, un musée,   un centre médico-sportif avec laboratoires de recherche et de contrôle antidopage.

Fort  de ce constat,  le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait  un engagement sur  la proposition suivante :

  • Inscrire dans un programme d’investissements à court terme ce projet structurant et veiller à sa concrétisation.

7e Constat : L’accueil au Sénégal d’événements majeurs comme les Jeux Africains, les Jeux de la Francophonie, la CAN de Footall, Championnat d’Afrique de divers n’est pas envisageable faute de logistique adéquatée. La présence de sénégalais à de hautes fonctions dans les instances sportives internationales se réduit progressivement.

Fort de ce constat,  le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait  un engagement sur  les propositions suivantes :

  • Soutenir les projets d’équipements sportifs performants qui contribueraient à accueillir des événements sportifs internationaux majeurs ;
  • Favoriser la présence des dirigeants sénégalais dans les hautes instances à travers une diplomatie active.

8e Constat : Les actes prohibés tels que la violence, le dopage, la tricherie, la corruption,  mettent en péril les valeurs du sport et portent atteinte à sa notoriété.

Fort de ce constat,  le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait  un engagement sur  la proposition  suivante :

  • Instaurer un délit d’atteinte à l’éthique du sport, permettant de sanctionner les actes illicites tels que dopage, tricherie, corruption, violence ou autres déviances mettant en péril les valeurs du sport.

9e Constat : Le mouvement sportif sénégalais aspire à davantage d’autonomie et de responsabilités pour assurer sa mission de service public et atteindre les objectifs de développement du sport.

Fort de ce constat le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait   un engagement sur   la proposition suivante :

  • Renforcer les prérogatives et les moyens d’actions du Mouvement Sportif National en instaurant un partenariat avantageux avec l’Etat, la Coopération Internationale, et le secteur privé.

10e Constat : La promotion de la pratique sportive généralisée et l’organisation de compétitions nécessitent des moyens financiers importants. Le contexte actuel entraîne une inquiétude sur les investissements et dépenses publiques liées au sport.

Fort  de ce constat, le mouvement  sportif sénégalais souhaiterait   un engagement sur  les propositions suivantes :

  • Redéfinir et consolider le financement du sport, en cohérence avec le nouveau partenariat évoqué au point précédent.

 

  • Relever à 2 % le pourcentage réservé au sport dans le budget national de l’Etat ;
  • Favoriser et appuyer la création d’une Fondation pour le Financement du Sport

Le sport brise les barrières sociales, rétablit les déséquilibres et redonne de  l’espoir là où il n’y avait que du désespoir.  Et pour reprendre une maxime célèbre, « les peuples sans sport sont des peuples tristes ».

Alors faites du Sénégal,  une nation heureuse !

 

Par Alain Claude MONTEIRO

Inspecteur de la Jeunesse et des Sports à la retraite

Militant et acteur du Sport

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