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Fonds Covid-19 : des Médecins en justice

La Brigade du Pôle national économique et financier a placé mercredi dernier en garde à vue, onze responsables d’hôpitaux dont neuf directeurs en fonction, tous des médecins. Leur incarcération est liée à la fameuse affaire du fonds Covid-19 et autres malversations estimées à plus de 35 milliards de F CFA.

Après le placement sous mandat de dépôt de plusieurs cadres d’DM-SA (dont deux anciens DG et un ex-ministre) le 10 janvier 2024, suivi de mandat de dépôt pour « faux et usage de faux et atteinte aux biens publics » dans l’affaire d’achat de groupe électrogène, la Brigade du Pôle national économique et financier vient d’ouvrir le dossier de la gestion des hôpitaux, avec en sus, la gestion des Fonds Covid-19. Dans ce sens, elle a placé onze responsables d’hôpitaux en garde à vue, le mercredi 7 janvier 2024. Ils sont tous des médecins, des sommités dans leur domaine respectif. Parmi eux, il y a des DG en fonction et deux cadres financiers. Ils sont écroués pour les mêmes chefs d’inculpation d’atteinte aux biens publics, de faux et usage de faux et complicité.

Ce dossier de la gestion hospitalière a été révélé par un rapport du Vérificateur général dont s’est saisi le procureur du Pôle national économique et financier. Le rapport a découvert plusieurs manquements à l’orthodoxie financière dans la gestion de fonds Covid-19. Ce fonds avait été alloué à des hôpitaux afin de distribuer des primes au personnel et faire face à la Covid-19, à travers l’achat de certains consommables. En plus du fonds Covid, d’autres malversations sont à l’origine de cette affaire judiciaire. Certains de ces hôpitaux comme CHU Gabriel Touré, CHU du Point G, INSP, Hôpital dermatologique, etc., ont été plusieurs fois perturbés par des mouvements de grèves de leurs différents syndicats.

D’autres ont connu des grognes à l’interne sans grève. Le personnel dans ces établissements hospitaliers, ne cessait de réclamer leurs droits tout en criant à la mauvaise gestion et aux malversations financières de leurs premiers responsables.

Les mis en cause sont : Pr. Akory Ag Iknane, ancien DG de l’INSP ; Ousmane Attaher, ancien DG de l’Hôpital du Mali ; Abdoulaye Sanogo, DG du CHU Gabriel Touré ; Illo Bella Diall, ancien DG du CHU Point G ; Pr. Mounirou Baby, DG du Centre de Recherche et de lutte contre la drépanocytose ; Pr. Ousmane Faye, DG de l’Hôpital dermatologique ; Almoustapha Ouattarra, ancien DG de l’Hôpital de Kati ; Moussa Coulibaly, ancien DG de l’Hôpital de Ségou ; Dade Sidi Ben Bouillé Haïdara, DG de l’Hôpital de Sikasso ; Boureïma Diarra, ancien régisseur spécial auprès des Maliens de l’extérieur ; et Nathan Sogoba, comptable matières de l’Hôpital de Sikasso.

Après leur garde à vue et selon le degré de culpabilité de chacun d’eux, le juge d’instruction décidera qui doit être placé sous mandat de dépôt.

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