A LA UNEACTUALITÉSENVIRONNEMENTMEDIAS/PRESSE

FORMATION AUX OUTILS INNOVANTS D’INVESTIGATION ET DE NARRATION SUR L’HYGIÈNE, L’EAU ET L’ASSAINISSEMENT : Des journalistes de Fatick, Kaolack et Kaffrine formés par le CRAJHEA

24 professionnels des médias de la zone centre étaient réunis dans un atelier de renforcement des capacités d’une demi-journée à Kaolack. Cette rencontre a été organisé pour doter les journalistes de nouvelles compétences pratiques afin de mieux couvrir les enjeux WASH au Senegal. 

Pour Moussa THIAM Président du CRAJHEA « le choix de tenir cet atelier à Kaolack n’est pas anodin. La région fait face à des problématiques structurelles et récurrentes : une forte salinité qui affecte la qualité de l’eau, des inondations urbaines chroniques qui perturbent la vie des populations chaque hivernage, et un réseau d’assainissement très faible qui accentue la vulnérabilité des ménages ».

Dans une luxueuse salle de conférence d’un immeuble qui surplombe la ville de Mame Mbosse, il ajoute « À Kaffrine, les défis sont tout aussi préoccupants : en zone rurale, l’accès à l’eau potable reste difficile, les ouvrages d’assainissement sont insuffisants, et la région subit de plein fouet les effets de la sécheresse et de la variabilité climatique ». 

En parlant du sine, Moussa Thiam dira « La région de Fatick, quant à elle, fait face à l’intrusion saline qui dégrade les ressources en eau, à des inondations dans les zones basses, et à une faible capacité de traitement des eaux usées et des boues de vidange, qui compromet la santé publique et l’équilibre écologique. Ces réalités traduisent une même urgence : renforcer la gouvernance de l’eau et de l’assainissement, mais aussi assurer une information fiable, rigoureuse et accessible aux populations. Et c’est ici que nous, journalistes, avons un rôle crucial à jouer » a estimé le président du CRAJHEA.

Face à ses nombreuses manifestations climatiques, les journalistes des régions de Fatick, Kaolack et Kaffrine connaissent désormais que la mission de journalistes est au cœur de ces enjeux. Mais informer ne suffit plus. Il nous faut désormais vérifier, analyser, croiser les données et innover dans nos formats.

Avec l’appui d’experts des démonstrations sur de nouvelles méthodes de communication comme le fact-checking, le data journalisme, l’investigation et les nouveaux formats narratifs — podcasts, reportages multimédias qui sont devenus des outils indispensables pour répondre aux attentes des populations et accompagner les politiques publiques ont été étudiées par les journalistes.

Venu présidé l’ouverture officielle de l’atelier, Serigne Mboup le maire de Kaolack affirme que «  la rencontre vise non seulement à renforcer vos capacités mais aussi pour consolider notre engagement commun pour bâtir des villes résilientes dignes et propres. Je vous encourage à tirer beaucoup de biens de cette activité afin de continuer à éveiller les consciences des populations ».

L’adjoint au gouverneur de Kaolack Mamadou Habib Camara ajoute à propos de l’atelier de renforcement de capacités des membres du Cadre de Réflexion et d’Action des Journalistes en Hygiène, Eau et Assainissement (CRAJHEA) avec l’appui de l’International Budget Partnership (IBP). « Il est important de doter nos journalistes de compétences nécessaires pour mieux traiter des sujets sur l’eau, l’assainissement et les changements climatiques ».

Cette journée dans le Saloum a permis aux professionnels des médias de mieux comprendre les enjeux liés à l’eau, à l’assainissement et aux changements climatiques, afin de mieux informer le public et de sensibiliser les pouvoirs publics sur ces questions essentielles. Elle a également été l’occasion aux journalistes de mieux se connaître et de partager des expériences dans le domaine des changements climatiques.

Moussa Thiam a partager ce qu’il qualifie de «  fierté collective ». « Lors du dernier Congrès de l’AAEA tenu à Kampala, la plus grande rencontre africaine sur l’eau et l’assainissement qui a réuni près de 3 000 participants, le CRAJHEA, à travers ma modeste personne, a été porté à la tête du Réseau africain des médias pour le WASH le RAM WASH, qui regroupe plusieurs journalistes issus de plusieurs pays d’Afrique. Ce choix démontre que nos efforts sont reconnus, et que le CRAJHEA est désormais une référence, non seulement au Sénégal, mais sur l’ensemble du continent » s’est réjoui l’ancien du groupe Sud communication.

 

« Nous attendons que nos confrères et consœurs participants deviennent des relais puissants, capables de rendre visibles les réalités vécues dans nos territoires et de proposer des solutions à travers leurs productions médiatiques ».

Rappelons que le CRAJHEA (Cadre de Réflexion et d’Action des Journalistes sur l’Hygiène, l’Eau et l’Assainissement), avec l’appui de l’International Budget Partnership (IBP) fédère des journalistes de divers médias engagés à informer et sensibiliser sur les enjeux liés à l’eau, l’hygiène, l’assainissement et les changements climatiques. 

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page