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Hausse du prix de l’électricité, après celle des denrées : Gorgorlu vit le calvaire

Après l’augmentation des prix des denrées alimentaires, c’est au tour de l’électricité de prendre l’ascenseur. Ou du moins, selon les populations qui ont vu leurs factures de courant devenir plus salées, ces derniers temps-ci. Ce qui complique davantage le budget des ménages déjà soumis à rude épreuve.

Marché de Colobane, il est 15h. Malgré la chaleur torride qui agresse l’atmosphère du lieu, vendeurs et acheteurs sont dans une discussion animée. Tous se plaignent de la flambée des prix dans un débat houleux où chacun témoigne de son resenti sous cette forte chaleur. «  On est fatigué nous les pauvres. En plus de notre situation de précarité, l’Etat nous asphyxie maintenant avec la hausse généralisée des prix. Plus grave encore, il veut nous écraser en y combinant l’augmentation du prix de l’électricité. Vraiment, on n’en peut plus», assène avec un air désolé Abass, vendeur de friperie. Le ressenti n’est guère différent chez son voisin mercanti qui dit subodorer une hausse insidieuse des tarifs de l’électricité, sans information des populations.

Embouchant la même trompette, ce  père de famille venant de la prière avec son chapelet à la main ne laisse même pas Abass et son voisin terminer leur argumentaire. L’air grognard, il  déverse tout de go sa colère. « Ce n’est pas normal que la population subisse des hausses inexpliquées. La vie dans la capitale est devenue compliquée et ça pva de mal en pis. Chaque jour, un nouveau cas survient pour nous pourrir la vie : d’abord, la hausse incontrôlable des prix des denrées et maintenant, c’est l’électricité qui s’y ajoute. Dieu seul sait de demain sera fait. On ne peut plus épargner pour  réaliser nos projets. On gagne un peu pour le dépenser au jour le jour ». Ne s’en limitant pas là, il poursuivra en disant : « Et ce qui me fais mal à chaque fois, c’est que l’Etat dit qu’il va prendre des mesures. Des prises de mesures, ça se limite qu’à ça. Nul ne voit l’application des mesures annoncées ».

Raison suffisante pour asséner : « Nous, peuple sénégalais, on est fatigué, on n’en peut plus. Nous avons fait ce que nous pouvons. Et rien jusque-là mais nous rendons grâce à Dieu car nos cartes d’électeur nous appartiennent».

A dire vrai, la hausse des prix des denrées combinée à celle de l’électricité  est devenue une situation de longue durée qui n’épargne personne. A l’instar de Marième Fall, ménagère rencontrée au sein du chemin et qui avoue avoir été interloquée par sa dernière facture d’électricité. « Quand j’ai reçu ma facture, j’ai pensé que c’était une erreur. Il a fallu que je regarde bien pour être certifiée qu’il s’agissait bien de la mienne. Je me demande encore où est-ce que jai pu consommé ca tant l’écart est grand avec ce que je payais chaque bimestre ».Cette récrimination, elle semble malheureusement la partager avec beaucoup de ses paires qui continuent encore de souffrir les affres de la hausse des prix, en particulier de l’électricité. Une hausse qui comprime davantage le budget des ménages, en ce début d’année scolaire et ses impératifs de prise en charge des écoliers. Et malgré le cri de cœur des citoyens sénégalais, le calvaire est loin de s’estomper.

DIENEBA MANE (STAGIAIRE)

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