SOCIETE / FAITS DIVERS

Il Tabasse Et étrangle Son épouse Sous Les Yeux De Leur Fils Adoptif

Ousmane N. et Oumou S. se sont mariés, il y a cinq ans. Le couple qui a eu deux enfants, s’est retrouvé hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar pour une histoire de coups et blessures volontaires à conjoint ayant entraîné une interruption temporaire de travail de 10 jours. Détenu le 20 octobre dernier, Ousmane N. a frappé et étranglé son épouse devant leur fils adoptif.

À l’origine de cette scène de violence ? La dépense quotidienne. Après un échange vif avec sa femme, Ousmane N. avait la rage au ventre. Il s’en prend violemment à sa protagoniste en lui administrant une gifle.

« Il m’a ensuite mordue au dos et étranglée dans le lit. Je ne pouvais rien faire. J’ai demandé à notre fils de le frapper afin de sortir de son emprise. Mais, il a continué à me rouer de coups », a confessé la partie civile renseignant que c’était la deuxième fois que le mis en cause s’acharnait sur elle.

Ce que ce dernier a reconnu sans ambages. Âgé de 41 ans et habitant à Cambérène, cet employé de la société « Dakar Dem Dikk » a déclaré avoir rudoyé sa conjointe, car cette dernière avait préconisé à leur fils adoptif de le poignarder avec un tesson de bouteille. « Heureusement que l’enfant ne s’est pas exécuté », a-t-il lancé.

Et de poursuivre : « Mon seul tort, c’est de l’avoir frappée. Je ne peux pas me séparer d’elle à cause des enfants. Elle doit m’obéir pour une belle entente ». Après avoir rabroué le comparant, le juge a donné la parole à la déléguée du procureur pour ses réquisitions. Vu la constance des faits, celle-ci a sollicité six mois d’emprisonnement ferme.

Pour le conseil de la défense, le prévenu a posé un acte inqualifiable. On ne doit pas lever la main sur une dame. « Il aime sa femme c’est pourquoi il a dit qu’il ne peut pas la laisser.

C’est une question de dépense quotidienne qui est à l’origine de leur différend. Je vous demande de lui tendre la perche. Une peine ferme va plomber ses activités professionnelles », a fait observer le conseil. À sa suite, le président de la séance a condamné le prévenu à deux ans, dont 45 jours ferme et à payer 100.000 francs, à titre de dédommagement.

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