SPORTS

Infrastructures et financement du sport : une nécessité

Conscient de l’impact que le sport peut avoir sur ce secteur dans le développement d’un pays, le programme sportif occupe une part importante dans le projet électoral de la majorité des candidats engagés dans la présidentielle. Même si ils ont pu faire l’impasse ou reléguer le secteur au second plan en lui accordant la portion congrue, certains candidats ont mis le sport au rang des priorités.  S’ils se proposent comme des véritables alternatives, les projets des candidats se recoupent sur plusieurs domaines et notamment sur le plan infrastructurel, de son financement ou encore des stratégies pour la transformation du modèle économique du sport sénégalais.

A l’instar des autres secteurs de la vie, le sport occupe une part importante dans le programme des candidats de la présidentielle. Entre la poursuite de la politique sportive, le développement de la carte infrastructurelle, la plupart des candidats rivalisent de projets pour décliner leur vision et proposer une alternative à la politique sportive du Sénégal.  En scrutant le programme de la plupart des candidats, force est de relever une convergence de vue dans de nombreux domaines et notamment les infrastructures ou encore la nécessité de trouver des mécanismes de financer le sport. Dans cet élan, le candidat de la coalition Benno Yakar s’inscrit dans la continuité et veut faire du sport un secteur de contribution et pour la   construction la mise à niveau des infrastructures.  Ce volet se traduira par la construction de stades de dernière génération dans toutes les régions et dans les 46 départements du pays.  Outre le volet infrastructures, l’ancien Premier ministre a promis de faire émerger, dans toutes les disciplines sportives, des championnats nationaux de référence, avec le concours de l’Etat et des entreprises du secteur public comme du secteur privé.  Cette initiative sera faite en relation avec le Comité National Olympique Sportif Sénégalais et le Mouvement Sportif National. Il entrevoit la mise m en œuvre de nouvelles stratégies d’appui aux Fédérations et aux Groupements Sportifs pour l’exécution des programmes nationaux et locaux. Tout comme l’accompagnement de la Ligue et les clubs de football professionnels par une politique de subvention appropriée et assez substantielle afin de leur permettre de prendre définitivement leur envol. Cette vision, comme pour d’autres, est partagée par nombre de ses concurrents.  

Dans son chapitre consacré au sport, le candidat Diomaye Faye indique que des réformes s’imposent en vue d’une meilleure organisation et une meilleure gestion du sport sous toutes ses formes. Il estime que l’évolution de l’organisation sportive dans le monde implique la nécessité d’assoir une politique sportive bien articulée autour de différents segments avec un plan de financement clairement défini de nouvelles.

Au plan infrastructurel, il se propose de la construction au niveau des communes, départements et régions de gymnases permettant la pratique de sports divers notamment le basketball, le handball, le volleyball, le foot salle, les arts martiaux, la lutte gréco-romaine, la boxe, la gymnastique… aux stades Lamine Gueye, Elimanel Fall, Amitié, Lat Dior etc. Les candidats restent dans la même mouvance. C’est le cas pour bon nombre de prétendants qui ont mis au rang de priorité la nécessité de promouvoir le développement du sport sur l’étendue du territoire national.   

Comme le relève Boubacar Camara, qui plaide dans son programme sportif la décentralisation des infrastructures et la construction de parcs multisports dans chaque commune afin de permettre aux jeunes et personnes âgées de pratiquer le sport. Il envisage de construire un réseau d’infrastructures à Mbour qui devrait être «la nouvelle ville olympique du Sénégal».

Le programme des candidats se recoupe sur le plan du financement du sport. On peut le constater chez Bassirou Diomaye Faye, Idrissa Seck, Malick Gakou, Khalifa Ababacar Sall, Thierno Alassane Sall ou Boubacar Camara.

 En scrutant le projet du candidat Malick Gakou, le sport y est vu comme une industrie et une clé pour le développement économique.

 «Nous souhaitons exploiter le dividende démographique pour propulser le Sénégal au sommet en tant que nation sportive éminente, tout en créant des opportunités économiques significatives. Un système sportif de premier ordre sera conçu pour renforcer l’unité nationale, promouvoir l’éducation civique. Soutenir les valeurs olympiques et améliorer la santé publique, mais aussi pour stimuler la croissance économique», affirme-t-il avant de prévoir dans sa démarche une collaboration étroite avec le secteur privé pour développer des infrastructures sportives de classe mondiale et promouvoir des événements sportifs d’envergure internationale. 

Dans son projet de ré-enchanter le Sénégal, Thierno Alassane Sall envisage entre autres de ses propositions   la promotion du sport-étude et la redynamisation du mouvement UASSU, le renforcement allocations des ressources dédiées au sport et le renforcement du sport de masse. «Le navétane cristallise beaucoup d’intérêt et de passion. Il pourrait servir, au-delà du sport d’outil de sensibilisation des enjeux de la construction nationale.  Ainsi, un renforcement de l’ONCAV est impératif pour la détection des talents aussi vient dans le football (qui reste la discipline la plus populaire) mais les autres disciplines sportives et culturelles», lit-on.  

Khalifa Ababacar Sall, chef de file de la coalition Khalifa président, émettra comme ses autres paires sur la même longueur et ne manque pas de faire la promesse d’augmenter progressivement le budget dédié au sport et la Construction la modernisation d’infrastructures sportives multidisciplinaires sur tout le territoire national et accessibles à tous. Il compte aussi impliquer les sociétés nationales et privées dans l’accompagnement du sport national et international.

«Il faudra encourager le financement du sport professionnel par une politique d’incitation fiscale aux entreprises qui soutiennent le sport, l’établissement des programmes de soutien des athlètes y comprise des bourses d’études, des installations d’entrainement de qualité».

Omar DIAW

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