SOCIETE / FAITS DIVERS

Inondations: La banlieue toujours en boule

On a frôlé le pire hier à Cambérène. Les fortes pluies  enregistrées dans la nuit du mercredi au jeudi ont créé un désordre indescriptible auprès des usagers, en particulier les populations de Cambérène qui ont tout bonnement décidé de barrer les ruelles. Conséquences,  des heures d’embouteillages, des populations en colère qui ont indexé l’Office nationale de l’Assainissement du Sénégal (Onas) dont les canaux sont sans effet. Les jeunes menacent de descendre dans les rues.

Suite aux fortes pluies qui se sont abattues hier,  la capitale s’est réveillée sous les eaux. Une forte pluie a été enregistrée aux environs de 05h30 à Dakar. Beaucoup de parties de la capitale sont inondées. Un véritable calvaire pour les automobilistes et tous les usagers de la route. Dès lors, les populations du quartier Tally Ndiaga Mbaye  ont été dans des difficultés. L’eau régnait en maître. “Nous sommes plus que fatiguées car depuis des jours, nous redoutions cette situation”, indiquent-elles avant de pointer du doigt les travaux d’extension de la Vdn.
Mais cette situation a poussé les populations à barrer les différentes artères. Selon ces dernières, l’an dernier à pareil moment, un jeune avait perdu la vie à cause des inondations. « Nous pensions qu’avec cette mort, la situation allait totalement être réglée. A chaque fois qu’il pleut, nos  maisons sont inondées », peste notre interlocuteur.

Les signaux sont au rouge à Cambérène. « Trop c’est trop. Nous peinons à voir les agents de l’Onas. A Cambérène 2, A Tally Ndiaga Mbaye, les populations sont inquiètes. L’an dernier toutes les autorités étaient là pour prendre des décisions. Nous voulons que les autorités nous assistent », tonne  Libasse Laye.

La panique à Grand Médine

A Grand Médine, c’est l’eau du Bassin qui a débordé jusque  sur l’asphalte. Des populations de la Patte d’oie ont elles aussi décidé de barrer les ruelles.  S’agissant du transport,  de nombreuses routes et autres artères restaient jusqu’à présent impraticables. Les activités sont au ralenti, les voitures elles, obligées de changer d’itinéraire, surtout pour celles qui vont vers le marché Gueule Tapée. Là aussi, ce sont des tas d’immondices qui jonchent la rue. “Regardez la devanture de ma boutique, il y a beaucoup d’eau. Et chaque fois que je termine de l’évacuer, le liquide réapparaît”,  s’exclame Fatou Sène.

Keur Massar replonge dans les eaux

Alors que ces dernières pensaient être sorties de l’ornière, les populations de Keur Massar replongent.  Malgré  les fortes pluies, le pompage est au rabais. Selon Aly Ba, Président de l’Association des jeunes de l’Unité 3, les choses vont de mal en pis. « Les choses deviennent très compliquées. Nous dénonçons aussi la sortie du Dg de l’Adm, Cheikh Issa Sall, qui déclarait hier qu’au bout de trois (3) jours, les eaux seraient drainées. Ce qui est faux car les gens pataugent », fustige Aly Ba.

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