slot gacor
ACTUALITÉSPolitique

ITW – Directeur de campagne de Diouf Sarr : Dr Malick Diop mène la bataille de Dakar

Dr Malick Diop met en avant le débat programmatique. Le directeur de campagne de la liste Benno bokk yaakaar dans le département de Dakar, considère qu’il «n’y a pas photo» entre Diouf Sarr et les autres candidats. Dans cet entretien, l’ancien maire de Point E dissocie les Locales d’une éventuelle 3ème candidature de Macky Sall en 2024.

En tant que directeur de campagne dans le département de Dakar, quelles sont vos orientations pour une victoire de la Coalition Benno bokk yaakaar aux Locales du 23 janvier 2022 ?

Benno bokk yaakaar est la coalition au pouvoir la plus ancienne de l’histoire politique sénégalaise. C’est lié au fait que nous avons des acteurs de qualité et un accompagnement exceptionnel de celui qui dirige la coalition. Le Président travaille de manière synergique avec tous les leaders de la coalition. De plus en plus, il y a d’autres sous-coalitions qui intègrent Benno bokk yaakaar, qui est devenue une coalition de majorité présidentielle élargie. Pour les orientations, il fallait choisir les meilleurs dans les différentes communes. Ceux et celles qui ont été choisis sont connus des populations et ce sont des acteurs à la base. Ils sont autour d’autres, qui sont aussi solides qu’eux, et travaillent également en synergie pour que Bby puisse gagner les élections. A la Ville, il y a une équipe où on retrouve le maire, la tête de liste proportionnelle. Pour nous, c’est le maire de Yoff et ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr. A l’intérieur, vous avez des acteurs connus et reconnus des populations. Il y a des hommes politiques éminents à l’intérieur et des acteurs de la Société civile. Au-delà des acteurs, il y a le programme. Il fallait avoir un programme de Ville de qualité, techniquement viable, qui répond aux recettes de Ville et aux préoccupations des Sénégalais, à savoir toutes les catégories socio-professionnelles de Dakar. On a mis en place un pôle scientifique où on a des technocrates, acteurs politiques, personnalités issues de différentes catégories socio-professionnelles et qui ne font même pas de la politique. Il y a également la vision du candidat maire de la Ville, celui qui est appelé à piloter cette politique. On a une vision, 10 axes stratégiques, 100 engagements qui sont très clairs.

Pourquoi au Point E, Benno bokk yaakaar a choisi Abdou Karim Fofana et non vous, qui avez dirigé la commune de 2009 à 2014 ?

Vous savez dans les 19 communes, il y a plusieurs leaderships avérés qui sont ressortis, notamment à Fann-Amitié-Point E, où j’ai été maire. Je suis né dans cette commune qui m’a vu grandir. Mais, nous y étions avec d’autres acteurs de Bby, dont mon jeune frère, le ministre Abdou Karim Fofana. Il fallait faire un choix et Abdou Karim Fofana a été choisi pour la liste majoritaire et moi-même, tête de liste de la liste proportionnelle. Le nouveau code a dit que celui qui dirige la liste majoritaire est maire de la commune. Je suis 3ème aussi sur la liste proportionnelle de la Ville de Dakar et directeur de campagne du candidat Abdoulaye Diouf Sarr et de la liste de la Ville de Dakar.

Le programme «Dakar bu bess», présenté dimanche dernier par le candidat Abdoulaye Diouf Sarr, est-il un assemblage de promesses politiciennes ?

D’abord pour les autres, il y a deux catégories. Il y a ceux qui ont déjà géré. Il n’y a pas de programme à proposer, parce que de 2009 à aujourd’hui, la Ville de Dakar a été gérée par l’opposition. Le budget de la Ville tourne autour de 50 milliards. Faites le calcul jusqu’à aujourd’hui, ce sont des centaines de milliards. Pourtant, nous n’avons pas vu d’investissements majeurs. Le deuxième élément est ceux qui ont n’ont pas encore géré. Je n’ai pas encore vu leurs programmes. Nous, nous avons décidé d’être en face des Dakarois pour leur proposer un programme clair et précis. Nous appelons les autres à sacrifier à cet exercice. C’est maintenant cela qui doit être une réalité au Sénégal. L’exercice de débats programmatiques. On n’est pas dans les invectives, combats de rue, etc. Ce qui est important, c’est que les Dakarois sachent ce qui est proposé par les différents candidats. Abdoulaye Diouf Sarr a dit aux Dakarois ce qu’il leur propose, en se présentant face aux électeurs, secteur par secteur. Abdoulaye Diouf Sarr a été l’un des premiers qui ont travaillé aux côtés de Mamadou Diop. C’est un acteur de la décentralisation. Il a été au niveau de l’Association des maires du Sénégal et est maire de Yoff depuis 2014. Il a été ministre de la Décentralisation. Donc, l’expérience accumulée fait de lui quelqu’un qui maitrise la décentralisation. Les acteurs qui l’entourent, maitrisent aussi ce domaine. J’ai été maire de commune, adjoint à la Ville. Il y en a d’autres. Je peux citer Mbacké Seck de Rewmi, qui accumule 26 ans de décentralisation. Tous ces acteurs ont travaillé à réaliser un programme issu de la demande des populations. Le programme «Dakar bu bess» est techniquement bon, super performant et budgétairement réalisable.

Ces Locales revêtent-elles un caractère de pour ou contre Macky Sall ?

Cela n’a absolument rien à voir. Dans le département de Dakar, de 2009 à aujourd’hui, la plupart des maries ont été gérées par l’opposition. Cela a changé quoi dans la gestion du Président Macky Sall ? Rien du tout, dans le management public que le Président est en train de dérouler. L’enjeu se trouve dans les préoccupations des Dakarois et comment les régler. Celui qui peut régler cela, n’a qu’à proposer un programme. C’est à partir de ce programme et la comparaison de tous les programmes que les Dakarois pourront faire leurs choix. L’enjeu, c’est le meilleur programme et est-ce que le candidat a le profil pour piloter ce programme. Le profil est extrêmement important. Il est académique et les expériences accumulées sur le plan professionnel. Regardez bien les cv et biographies des candidats. On invite les Dakarois à faire des recherches sur le profil des candidats.

Pour vous, Pape Diop, Barthélemy Dias, Mame Mbaye Niang ou Soham El Wardini ne font pas le poids devant Abdoulaye Diouf Sarr, en termes de profil ?

Nous, c’est notre candidat qui nous intéresse. C’est entre nous et les Dakarois, pas ceux qui sont en face de nous. De mon point de vue, il n’y a même pas photo. Je ne regarde même pas ces profils. Vous ne pouvez pas avoir un Diouf Sarr, avec qui tout ce que je viens de citer comme expérience accumulée en décentralisation, actuel ministre de la Santé, et le comparer aux autres.

Ces Locales vont-elles régler la question du 3ème mandat, comme le pense le directeur de Cabinet du président de la République ?

Je suis directeur de campagne de la liste Bby à la Ville de Dakar. Nous ne sommes pas dans une élection présidentielle. Cela n’a rien à voir. Les élections présidentielles et les Locales n’ont absolument rien à voir. Les élections locales n’ont rien à voir avec la question du 3ème mandat.

A Dakar, avez-vous l’impression que des maires se dressent contre l’Etat ?

Je dois rappeler que le maire est un agent de l’Etat, qui a décidé de déléguer certains de ces pouvoirs aux collectivités territoriales. Il y a l’Etat central et l’Etat décentralisé. Pour répondre à votre question, c’est une évidence. Depuis 2009, dès qu’on entend Ville de Dakar, c’est anicroche, des aspects purement politiques. Ce sont des conflits larvés avec le pouvoir, en permanence. Au lieu de travailler, on est toujours en conflit. Ce n’est pas bon. On invite les Dakarois à réfléchir à ce sujet. Ce que je vois partout dans le monde, pour que la collectivité territoriale fonctionne, il faut qu’elle soit en bonne intelligence avec le pouvoir central. On ne peut pas avoir des compétences que l’Etat central met à notre disposition et lutter contre cet Etat. Il faut réfléchir à cela. Qui va perdre ? Ce n’est pas le président de la République. Ce sont les électeurs qui vont perdre.

Etes-vous pour la charte de non-violence dans l’espace politique ?

C’est très important. Par essence, je suis non-violent, car issu des arts martiaux. Mais au-delà, dans la famille, l’espace politique, le milieu professionnel, il faut un climat de non-violence. Nous sommes dotés de raison qu’il faut faire émerger, pour que chacun puisse sortir ses idées. C’est cette divergence d’idées qui fait un pays. Un maire, s’il veut être élu, doit présenter un programme. C’est ce programme qui doit être son arme et non des machettes ou invectives

En tant que Directeur général de l’Agence sénégalaise de promotion des exportations (Asepex), comment les exportations ont-elles subi les effets du Covid-19 ?

On l’a subi de plein fouet. Nous avons battu le record absolu en recettes d’exportations en 2019. Le Sénégal a réalisé 1,985 milliards de francs Cfa en recettes d’exportation au 31 décembre 2019, soit une croissance de +18, 5%. C’était une période exceptionnelle, où tous les secteurs d’activité en termes d’exportation avaient augmenté en chiffre. La pêche, l’agriculture, les mines, le pétrole transformé qu’on exporte au Mali, le ciment, l’or non-monétaire, l’artisanat, le textile, les Tic et télé-services, les exportations de services avaient largement augmenté. En janvier 2020, on avait même dépassé 20% de croissance. Le Covid-19 est arrivé et on a commencé à enregistrer des baisses, jusqu’à il y a de cela quelques mois. On a commencé à relancer les exportations, avec comme apothéose l’expo universelle de Dubaï, où on a aujourd’hui des centaines d’entreprises sénégalaises qui sont en train de signer des conventions et d’avoir des relations avec d’autres pays.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page

Copyright Themes © 2022

https://comihl.upnm.edu.my/wp-content/css/panen77/